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Le doo-wop est une catégorie musicale à lui tout seul. Cette onomatopée désigne l'un des styles vocaux les plus marquants du rhythm & blues, héritage direct de l'univers religeux. Après-guerre on assiste à l'éclosion de groupes porteurs de noms d'oiseaux: les Flamingos (les flamants), les Larks (les alouettes), les Crows (les corneilles), les Robins (les rougesgorges) ...
La structure musicale de ces ensembles est presque toujours la même: le soliste (en général un ténor) interprète les paroles des couplets à l'accompagnement rythmique d'une basse, d'un baryton et d'un second ténor qui s'expriment par le biais d'onomatopées telles que ba-boom, poppaduppa, cu-bop ou doo-wop, d'où le nom de ce style qui connaît un engouement considérable tout au long des années 1950. A Harlem, dans le South Side de Chicago, dans le voisinage de Central Avenue à Los Angeles, la nouvelle vague fait son apprentissage vocal en se produisant sur les trottoirs des rues passantes, chez les coiffeurs pour divertir les clients et dans les cours des collèges, un moyen comme un autre de gagner un peu d'argent de poche et de séduire les filles en attendant d'enregistrer un disque grâce à un hypothétique producteur.
Jusqu'à la fin de la décennie, le doo-wop devient l'un des instruments privilégies de l'intégration des artistes noirs, avec des ensembes vedettes comme les Platters, les Coasters, les Clovers, les Drifters, les Teenagers de Frankie Lymon (cf video), les Cadillacs ou encore les Dell-Vikings (cf video). Avec les années soixante, les Afro-américains n'entendent pas renoncer à leurs harmonies, mais l'évolution des modes et des mentalités va les pousser à reprendre l'initiative en plébiscitant des ensembles vocaux plus proches des préoccupations de la soul. Source : Encyclopédie du Rhythm & Blues et de la Soul
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Dell-Viking |
Frankie Lymon et les Teenagers
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