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Martine Carol
Stars et vedettes des années 50
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Martine Carol - "Nathalie" de Henri Decoin

A consulter sur le sujet
>> martinecarol.free.fr site consacré à Martine Carol
>>Archives video INA sur Martine Carol
>> Martine Carol phénomène du cinéma populaire livre (lien Alapage)
>> Les films avec Martine Carol DVD (lien Alapage)

 

 
 
Martine Carol com- mence sa carrière au théâtre sous le pseudo- nyme de Maryse Harley dans la troupe de Gaston Baty. Pendant l’occupation, elle tourne, comme beaucoup d’ac- teurs français de l’époque, des films financés par la firme allemande Conti- nental. En 1941, elle est d’abord figurante dans Le dernier des six avec Pierre Fresnay et Jean Tissier puis dans Les inconnus dans la maison d’après Georges Simenon avec Raimu. En 1943, c’est sous le pseudonyme de Martine Carol qu’elle tourne La ferme aux loups, aux côtés du jeune premier François Périer et de Paul Meurisse. Elle joue ensuite deux à trois films par an, dont Miroir (1947) avec Jean Gabin, Les amants de Vérone (1948) avec Pierre Brasseur et Je n’aime que toi (1949) avec Luis Mariano.

En 1947, elle tente de se suicider en se jetant dans la Seine du haut du pont de l'Alma, à Paris après avoir absorbé de l'alcool et des médicaments, le comédien Georges Marchal, son premier amant, lui ayant préféré Dany Robin. C'est un chauffeur de taxi qui la sauva de la noyade?
 
caroline_cherie.jpg "Caroline cherie"
 
C’est Caroline chérie, le film de Richard Pottier en 1950, qui lui assurera la célébrité, sa séduction convenant parfaitement à cette adaptation cinéma- tographique des romans de Cécil Saint-Laurent, par ailleurs prix Goncourt 1971 pour les Bêtises sous son vrai nom de Jacques Laurent. Elle y incarne une ravissante jeune femme, aristocrate déterminée qui survit à la Révolution et prend sa revanche sous l’Empire, en se servant avec bonheur de ses charmes !
 
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Le réalisateur Christian-Jaque, son second mari lui confie des rôles où sa plastique fera merveille. Exploitée pour son anatomie qu'elle dévoile furtivement, elle joue dans une série de films pseudo-historiques teintés d'érotisme : Lucrèce Borgia (1953), Lysistrata (1954), Madame du Barry (1954), Nana (1955), Elle tourne avec les cinéastes en vogue à l’époque: Gilles Grangier, André Berthomieu, André Cayatte ou André Hunebelle... En 1955, elle dévoile un véritable talent de comédienne, dans le film de Max Ophüls, Lola Montès, qui, apprend le judo pour Nathalie agent secret (1959) d'Henri Decoin, qui relance sa carrière.
 
carol_films2.jpg "Nana "- "Le cave se rebiffe
 
Avec les années soixante, l’étoile de Martine Carol pâlit. Dans Vanina Vanini (1961) de Roberto Rossellini, auprès du jeune Laurent Terzieff, elle interprète une femme qui ne veut pas se voir vieillir. Une jeune starlette, surnommée BB, a déjà fait parler d’elle tandis que la Nouvelle Vague vilipende les films en costume et "en déshabillé" qui ont fait sa gloire. Elle sombre dans la dépression. C’est pour elle la fin, bien involontaire, de sa carrière.

Un dernier film, L’Enfer est vide de John Ainsworth et Bernard Knowles en 1966, demeuré inédit en France et terminé après sa mort. Très sentimentale, fragile, elle sombre dans la dépression avec son cortège de médicaments. Son quatrième mari, l’homme d'affaires anglais Mike Eland, la découvre morte à 2h30 du matin, le 6 février 1967, dans sa chambre de l'Hôtel de Paris à Monte-Carlo. Une crise cardiaque officiellement, mais on parle aussi de suicide. Elle fut inhumée au cimetière du Père Lachaise. Le bruit ayant couru qu’elle avait été enterrée avec ses bijoux, sa tombe fut profanée et l’on transféra ses restes au cimetière du Grand Jas de Cannes.

 

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Martine Carole
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Martine Carol - Pierre Mondy - "Austerlitz"

Caroline chérie

Jeune aristocrate qui fête ses seize ans le 14 Juillet 1789, caroline de Bièvre va vivre péniblement la révolution tout en cherchant à retrouver son premier amour: Gaston de Sallanches. Caroline doit souvent la vie à son physique avenant et à sa volupté naturelle.

Le film eut deux suites, toutes deux réalisées par Jean-Devaivre :
- Un caprice de Caroline chérie en 1952, avec Martine Carol, Jacques Dacqmine et Jean-Claude Pascal
- Le Fils de Caroline chérie en 1954, avec Jean-Claude Pascal Jacques Dacqmine, Sophie Desmarets, Magali Noël et Brigitte Bardot... mais sans Martine Carol, le personnage de Caroline n'apparaissant à aucun moment dans l'intrigue.
- Le film eut également un remake en 1967 avec France Anglade dans le rôle-titre.



 
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Jacques Laurent

Le Roman est l'oeuvre de Jacques Laurent sous le pseudonyme de Cécil Saint Laurent.

Comme Alexandre Dumas, Cécil Saint-Laurent trouve son inspiration dans l'Histoire et ses péripéties mais le plus souvent c'est autour d'une femme qu'il déploie les grands tourbillons historiques qui l'ont séduit quels que soient les lieux et 'les époques où ils se sont produits.

"Dicté à la hâte dans une chambre d’hôtel durant l’été 1947, Caroline chérie devint, après quelques mois de flottement, un phénoménal succès éditorial, le plus grand sans doute d’après-guerre.

Sans le soupçonner, Jacques Laurent, ou plutôt Cecil Saint-Laurent, exprimait là le premier ce qui allait bientôt devenir le climat ou le credo d’une époque. Son héroïne, si jeune, si libre, si insouciante, qui revendiquait ses caprices, ses désirs et sa sensualité, c’était déjà la jeune fille des années cinquante qui saluait la tristesse d’un bonjour désinvolte, avant de s’ébrouer dans la Nouvelle Vague. Moins qu’à l’actrice Martine Carol, qui allait pourtant l’illustrer avec tant de persuasion à l’écran, on pense à une autre demoiselle, Brigitte Bardot, qui fut le symbole pour toute une génération de cette séduction et de cette liberté de mœurs." Fréderic Vitoux