ACCUEIL arrow ........ STARS ET VEDETTES arrow Jayne Mansfied, "Marilyn Monroe king-size"
Jayne Mansfied, "Marilyn Monroe king-size"
Stars et vedettes des années 50
mansfield_1957.jpg
Jayne Mansfield - Berlin, 1957

Pour approfondir le sujet
>> Jayne Mansfield dans les archives video de l'INA
>> Un site de fan
>> La blonde et moi Film de Frank Tashlin (lien Alapage)
>> Les amours d'Hercule Film de Carlo Bragaglia (lien Alapage)
>> Embrasse la pour moi Film de Stanley Donen (lien Alapage)

 

 
 
""Ma poitrine est mon meilleur atout. Je sais que personne au monde ne possède un tel buste. C’est pour cela que je m’en occupe comme un don de Dieu" Jayne Mansfield

Jayne Mansfield (19 avril 1933 – 29 juin 1967) est née Vera Jayne Palmer à Bryn Mawr en Pennsylvanie. Son père Herbert Palmer, avocat, meurt en 1936 . Vera Jayne et sa mère remariée s'installent à Dallas au Texas en 1939. En 1950, a 16 ans, enceinte, elle épouse un étudiant Paul Mansfield. Sa fille nait le 8 novembre 1950. Jayne jongle entre sa maternité et des études d'art dramatique à l'université d'Austin. La guerre commence en Corée du Nord et son mari part à l'armée. Jayne suit des cours avec Barush Lumet (le père de Sydney Lumet) En octobre 1953 elle obtient son premier rôle au théâtre dans “La mort d'un commis voyageur”, une pièce d'Arthur Miller.

A cette époque Jayne Mansfield a déjà remporté plusieurs "pittoresques" concours de beauté au Texas :
"Miss Photoflash", "Miss Magnesium Lamp", ou "Miss Fire Prevention". Le seul titre auquel elle renonce est "Miss Roquefort Cheese", parce que "cela ne sonnait pas bien"

You need to a flashplayer enabled browser to view this YouTube video
Female Jungle
En 1954, Paul et Jayne Mansfield partent pour Hollywood, Jayne a la ferme intention d'y devenir une star de cinéma. Elle y continue ses études d'art dramatique à l'UCLA, remarquée au théâtre par un Talent Scout elle signe un contrat avec la Warner et pendant deux années elle tient de petits rôles dans des séries B : nymphomane dans "Jungle de femme" (Female Jungle - Bruno VeSota - 1954), vendeuse de cigarettes dans "La peau d'un autre" (Pete Kelly's Blues - jack Webb - 1955), ou dans "Le témoin à abattre" (Illegal - Lewis Allen - 1955) ou on la voit dans une imitation de la Marilyn Monroe d'"Asphalt Jungle". Tous films ou elle apparait dans des tenues mettant en valeur ses mensurations qui lui valent bientôt son surnom : "Le Buste". Elle est remarquable dans un film noir "Le cambrioleur" (The Burglar - Paul Wendkos - 1955). Elle fait également quelques apparitions remarquées, notamment dans un Bikini en peau de léopard lors d'un cocktail et elle est la playmate du mois de Playboy dans le numéro de février 1955 (elle apparaitra régulièrement en février dans Playboy jusqu'en 1963).
 

_Mansfield_1954.jpg

Jayne Mansfield dans un sketch sur ABC, 1954

La-Blonde-et-moi.jpg

Jayne Mansfield, Tom Ewell dans "La blonde et moi" 1956
 
You need to a flashplayer enabled browser to view this YouTube video
La blonde et moi
Mais c'est Frank Tashlin qui lui donnera véritablement sa chance avec “La Blonde Et Moi" (The Girl Can't Help It - 1956), avec sa séquence culte Le passage de Jayne Mansfield, déchainant des réactions en chaine, les blocs de glace fondent instantanément dans le camion du livreur, les bouteilles de lait explosent et la vue de la blonde ravageuse étoile les verres de lunettes d'un passant. Le film voit aussi les débuts de la chanteuse Abey Lincoln vêtue d'une robe qu'avait portée Marilyn dans "Les hommes préfèrent les blondes". (le magazine Ebony la présenta comme la Marilyn Monroe noire). Le film rend Jayne célèbre et la propulse au rang de "nouvelle Marilyn", elle aussi, "Marilyn King-Size" dira la Fox avec qui elle signe un contrat d'exclusivité pour sept ans. Elle, déclarera "Au début quand les gens me voyaient, ils demandaient : "C'est Marilyn Monroe ?"; Maintenant quand ils me voient, ils disent : "Tiens, voila Jane Mansfield ! ". J'attends le moment où ils s'écrieront en voyant Marilyn Monroe : "Tiens, voila Jayne Mansfield !". Elle n'était d'ailleurs pas la seule prétendante à la succession, Mamie Van Doren et Diana Doors (qui possédait elle aussi le sens de la publicité : on put la voir en bikini de vison au Festival de Venise) étaient elles aussi sur les rangs.

Le film aura une suite "La blonde explosive"
(Will Success Spoil Rock Hunter? - 1957) dans lequel Jayne Mansfield joue pratiquement son propre rôle. Forte de ces succès elle obtient des rôles intéressants dans "Les Naufragés de l'autocar "(The Wayward Bus - Victor Vicas - 1957), "Embrasse-la pour moi" (Kiss Them For Me- Stanley Donen - 1957), où elle a Cary Grant comme partenaire et "La Blonde et le shérif" (The Sheriff Of Fractured Jaw- Raoul Walsh - 1958).

 

van-doren_dors.jpg

Mamie Vandoren et Diana Dors concurrentes de Mansfield pour le titre de nouvelle Marilyn

mansfield_loren.jpg

Sophia Loren "débordée" par Jayne Mansfield au Romanoff à Beverly en 1957
 
You need to a flashplayer enabled browser to view this YouTube video
Jayne Mansfied et Mickey Hargitay
En 1956 elle avait fait la connaissance de Mickey Hargitay, selon la petite histoire dans le club où Hargitay passait dans un show "Mr Muscles" elle aurait déclaré au serveur "je veux un steak et cet homme là... " Après avoir divorcé de Paul Mansfield, elle épouse Hargitay le 13 janvier 1958, ils resteront mariés six années et auront trois enfants. Hargitay avait acquis la notoriété en devenant Mr Univers en 1955.Ils habitent un hôtel particulier de 40 pièces à Beverly Hill entièrement peint en rose, la couleur préférée de Jayne. Hargitay, qui avait été charpentier et plombier, y construira une piscine, rose évidemment, en forme de coeur avec au fond l'inscription "I love you Jaynie". On raconte que Jayne meubla les 40 pièces en demandant des échantillons gratuits aux fabricants de meubles et aux fournisseurs.

Jayne Mansfield cacha soigneusement son intelligence (
malgré ses rôles de blonde idiote, Jayne parlait cinq langues, était pianiste et viloniste classique et prétendait avoir un QI de 163) , mais offrit généreusement son corps. Elle, n'hésita jamais à se servir de sa légendaire poitrine, en s’arrangeant toujours pour qu’on les voie le mieux possible, au grand plaisir des photographes et du public.. Elle multiplia les "accidents" du style "sein échappé", des décolletés époustouflants, toujours à la limite, qui souvent craquaient, se déchiraient ou finalement ne cachait plus rien. Sa poitrine faisait tellement une partie de son personnage public que Jack Paar accueilli une fois l'actrice dans son Show télévisée en disant, "Les voici, Jayne Mansfield".

Condamnée à jouer "Jayne Mansfield" en permanence,
son physique ravageur et son excentricité empêchant qu'on la prenne au sérieux comme actrice, elle tente sa chance en Europe, en Angleterre, elle tourne la Blonde et les nus de Soho (Too Hot To Handle - Terence Young - 1959) et "Un compte à régler"r (The Challenge - John Gilling 1959), en Italie elle joue dans "Les Amours d'Hercule", un savoureux peplum, (Gli amore di Ercole - Carlo Ludovico Bragaglia - 1960), où son mari est son partenaire.

 

The-Wayward-Bus.jpg

Joan Collins Jayne Mansfield pendant le tournage de "Arr^t d'autobus" 1957

mansfield_berlin_1957.jpg

Jayne Mansfield en tournée auprès des troupes américaines à Berlin en 1957
 
You need to a flashplayer enabled browser to view this YouTube video
Primive love
De retour à Hollywood, elle ne trouve plus de grands rôles. Elle tente de jouer sur le scandale et apparait nue dans Promises Promises (1963) de King Donovan, le film fut interdit a Cleveland, mais rencontra ailleurs un certain succès. La publication de photos de tournage du film dans Playboy vaudra une inculpation à Hugh Heffner pour obscénité. En 1963 elle divorce d' Hargitay dans des circonstances tumultueuses, elle accusa même son mari d'avoir enlever un de leurs enfants pour obtenir une arrangement financier plus favorable.

En 1964 elle sort un album "Shakespeare, Tchaikovsky et Moi"
où elle récite des sonnets de Shakespeare et des poésies de Marlowe, Browning et Wordsworth sur un fonds musical de Tchaikowsky... Le critique du New-York Times de l'époque a trouvé que la déclamation poétique ne faisait pas partie des nombreux talents de Jayne Mansfield. Pour l'anecdote elle sera, en 1965, accompagnée par Jimi Hendrix sur deux singles "As The Clouds Drift By" et "Suey".

Elle épouse en 1965 l'acteur et metteur en scène
Matt Cimber (le pseudonyme de Matteo Ottaviano) qui la fait tourner dans "Single room furnished" en 1966. Ils divorcent en 1966, leur mariage s'effondrant face à l'alcoolisme de plus en plus évident de Jayne Mansfield.


hargitay_mansfield.jpg

Jayne Mansfield et Mickey Hargitay 1961

mansfield_lavey.jpg

Jayne Mansfield pose avec le sataniste Anton LaVey
 
Une idée fausse veut faire de Jayne Mansfield une prêtresse de l'Église de Satan et de son leader le Sataniste, Anton LaVey, un possible amant. En réalité, il semble que Mansfield n'ait en fait que posé avec LaVey pour des photos de publicité. Sa fille l'ainée, Jayne Marie Mansfield a toujours démenti tout engagement de sa mère dans l'Église de Satan.

Le 29 juin 1967, Jayne Mansfield et son avocat et amant Samuel Brody
roulent vers la Nouvelle-Orléans avec 3 des enfants de Jayne. La voiture heurte violemment un camion et elle est tuée par une plaque de tôle détachée du chargement, non pas décapitée comme le veut la petite histoire, mais le haut du crane emporté. Samuel Brody est aussi tué, les enfants eux en sortirent indemnes.

Elle fut et reste la femme, la plus photographiée du monde et la légende lui prête 500 amants, dont une équipe entière de football américain.

 

Berlin-1961-mansfield.jpg

Mansfield soulevée à bout de bras par Hargitay Festival de Berlin 1961

mansfield-brody-1967.jpg

Jayne Manfield et Samuel Brody 1967
Jayne Mansfield 1956 - Clic pour zoomer
 
Jayne Mansfield Mickey Hargitay 1957 - Clic pour zoomer
 

Mickey Hargitay

Mickey Hargitay, de son vrai nom Miklos Hargitay (1929 à Budapest, (Hongrie) - 2006 à Los Angeles (États-Unis)), émigre aux Etats Unis avec sa famille après-guerre. Il s'installe à Indianapolis et travaille d’abord comme plombier et charpentier. Il fait des numéros d'acrobatie dans les cabarets avec sa première femme Marie Birge. Inspiré par une couverture de magazine de avec Steve Reeves il devient culturiste, et gagne des concours régionaux (Mr Indianapolis, Mr Eastern America). Il pose dans des magazines spécialisés et est élu Monsieur Univers en 1955. Remarqué par Mae West il participe à son show "Monsieur Muscle", en pagne léopard, dans sa boite de nuit à New York.

Marié en 1958 à Jayne Mansfield il aura tois enfants avec elle (dont l'actrice Mariska Hargitay, connue pour son rôle dans la série "Law et order"). Il a tourné dans vingtaine de films jusqu'en 1973, dont quatre films avec sa femme comme partenaire et quelques cultissimes nanards italiens d'horreur dont "Vierges pour le bourreau" (Bloody Pit of Horror - 1965) ou il joue le rôle d'un sadique toturant des jeunes filles dans un manoir gothique (une histoire supposée être une adaptation du Maquis de Sade). Pour la petite histoire, c'est Arnold Schwartzeneger qui joue son rôle dans un film consacré à Jayne Mansfield. A la fin de sa carrière cinématographique Hargitay s'est reconverti dans l'immobilier.

 
Jayne Mansfield Mickey Hargitay 1958 - Clic pour zoomer
 
Jayne Mansfield "Too Hot Handle" 1959 - Clic pour zoomer
 


 

Mamie Van Doren

Mamie Van Doren ( Joan Lucille Olander, née le 6 février 1931) est Miss PalmSprings en 1948. Elle pose pour le dessinateur Varga, créateur de pin-up. A 18 ans elle est sous contrat à la RKO d'Howard Hughes qui la fait débuter en 1950 de petits rôles.Puis elle signe en 1953 avec Universal qui veut voir en elle une potentielle rivale de Marilyn Monroe. Son nom de scène "Mamie" vient du nom de la "First Lady" Mamie Einsenhower. Elle jouera dans une quarantaine de films, le plus souvent des séries B mélodramatiques comme "Untamed Youth" (Howard W. Koch -1957) sur la jeunesse délinquante, ou les films produits par Albert Zugsmith, sur la dépravation de la jeunesse moderne, "High School confidential" et "Sex Kittens to the College". On la verra aussi dans le rôle de la première femme, vêtue de quelques feuilles de vigne, dans "The private Life of Adam and Eve" (1961)
 
The Navy vs The Night Monsters - Clic pour zoomer
 

En 1962 Mamie Von Doren se tourne vers le théâtre et se produit comme chanteuse dans des night-clubs.

Elle reviendra au cinéma en 1964 avec "The candidate". On la verra dans un monstrueux nanard de science fiction fauchée "The Navy vs The Night Monsters" en 1966 , une histoire de marins au pôle sud, attaqués par des monstres végétaux... qui sera suivi du douteux "Voyage to the Planet of Prehistoric Women" (1968), ou des astronautes échoués sur Vénus affrontent des amazones vêyues de coquillages. Elle n'apparaîtra plus à l'écran que de façon épisodique, notamment en 1971 dans un western de Luciano Carlo "Arizona Kid". En 1989, l'actrice publie son autobiographie, "Hollywood flash back".

Mamie Van Doren fait partie de "The Three 'M' " de Hollywood : Jayne Mansfield, Mamie Van Doren et Marilyn Monroe

 
Diana Dors "I Married a Woman" - Clic pour zoomer
 

Diana Dors

Diana Dors de son vrai nom Diana Marie Fluck (23 octobre 1931 - 4 mai 1984) est née à Swindon, en Angleterre. Lauréate d'un concours de beauté à l'âge de treize ans, Diana Dors s'inscrit à l'Académie d'art dramatique de Londres; Surnommée la Marilyn Monroe anglaise, elle fut a 20 ans la plus jeune propriétaire de Rolls Royce du Royaume Uni. Se considérant elle-même comme un sex-symbol, Diana Dors dévoile sa plastique avantageuse dans de nombreux films des années 1950. Dotée d’un sens aigu de la publicité on la vit poser pour des photos sexy en trois dimensions, se montrer en bikini de vison sur une gondole au festival de Venise de 1955 ou publier des confessions "scandaleuses".

Diana Dors a notamment tourné «My wife’s lodger» (1952),
«Is your honeymoon really necessary ?» (1952) tous deux dirigés par Maurice Elvey, «Filles sans joie» (1953) de Jack Lee Thompson, «L’enfant et la licorne» (1955) de Carol Reed, «Fièvre blonde» (1955) de Ken Annakin, «Peine capitale» (1956) de Jack Lee Thompson, «Les trafiquants de la nuit» (1957) de Ken Hughes, «Le coup de minuit» (1958) de Gordon Parry, «Passeport pour la honte» (1959) de Gregory Ratoff, ….

Après un bref passage par Hollywood, avec deux films, «
La femme et le rôdeur» (1957) de John Farrow, et «I married a woman» (1958) de Hal Kanter qui ne réussissent pas à l'imposer, elle revient en Angleterre où elle trouve à des seconds rôles : Deep end (Jerzy Skolimowski, 1970), Le Joueur de flûte (Jacques Demy, 1971), Steaming (Joseph Losey, 1983)...

 
Anton Lavey - Clic pour zoomer
 

Anton Szandor LaVey

Anton Szandor LaVey, de son vrai nom Howard Stanton Levey, (1930 - 1997) Il commence par de nombreux petits boulots, garçon de piste dans les cirques, organiste dans des bars... Il prétend avoir eu des relations avec Marilyn Monroe, alors inconnue et avoir travaillé comme photographe et enquêteur psychique pour les services de police, toutes assertions dont on n'a jamais pu trouver la moindre preuve.

Il fonde à San Francisco "Le Magic Circle" qui organise des soirées sur le thème de l'occultisme et en 1966 il fonde l'Église de Satan. Le Los Angeles Times et le San Francisco Chronicle le surnomment le pape noir. En 1969 il écrit La Bible satanique. Parodiant la bible Il y propose neuf commandements : la complaisance, non l'abstinence; l'existence matérielle, non un rêve spirituel; l'hypocrisie, et non la sagesse sans détour; la vengeance : il ne faut pas tendre l'autre joue....Il organise mariages, baptêmes et funérailles satanique et habite à San Francisco la "Black House", une maison peinte en noir. Victime d'un oedème pulmonaire Il est emmené à St. Mary's, un hôpital catholique, ou il décédera. Le cas d'Anton LaVey semble bien plus relevé d'une excentricité et d'un sens du marketing bien compris des possibilités offertes par la fondation d'une Eglise satanique en Californie, que d'une véritable conviction.

 
Playboy juin 1963 - Clic pour zoomer
 
Jayne Mansfield "Promises! Promises!" - Clic pour zoomer