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Anna Magnani 1951
Pour approfondir le sujet
>> Rome ville ouverte de Roberto Rossellini (lien Alapage)
>>Mamma Roma de Pier Paolo Pasolini (lien Alapage)
>> Amore de Roberto Rossellini (lien Alapage)
>> Anna Magnani Ouvrage collectif Centre Pompidou (lien Alapage)
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"Au lit, avec la Magnani, je n’aime pas y rester " disait Anna Magnani d'elle-même. Anna Magnani (1908-1973) est née dans le quartier populaire de la Trastevere, à Rome. Après des études secondaires peu brillantes, elle suit des cours d’art dramatique à l'Académie d'Art Dramatique de Rome. En 1926, elle part en tournée théâtrale en Amérique Latine. De retour à Rome elle poursuit sa carrière artistique en chantant dans des cabarets et des night-clubs et en faisant des tournées théatrales à travers le pays. Au début des années 30, est la partenaire de Toto dans des comédies musicales.
Ses débuts au cinéma ont lieu en 1927 avec un petit rôle dans un film muet, Scampolo, suivi d'un rôle de premier plan dans "L'aveugle de Sorrente" (La Cieca di Sorrento) de Nunzio Malasomma en 1934. En 1935, elle épouse le réalisateur Goffredo Alessandrini pour qui elle tourne "La Cavalerie héroïque" (Cavalleria) en 1936. Leur union dura peu de temps et le mariage fut annulé en 1950. Alessandrini ne croit pas au talent de comédienne d'Anna et lui conseille de faire carrière dans la chanson. Anna Magnani retourne alors sur les planches (théâtre, cabaret) jusqu'en 1938 où elle fait sa rentrée dans Tarakanova (Principessa Tarakanova) de Fyodor Otsep et Mario Soldati, dans le rôle de la servante de la princesse.
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Rome ville ouverte - 1945
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Magnani et Rossellini
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En 1941, Vittorio De Sica, lui donne enfin un "vrai rôle", celui de Loletta Prima dans «Mademoiselle Vendredi» (Teresa Venerdi). Dans ces années Anna tombe follement amoureuse de l’acteur Massimo Serato, de près de dix ans son cadet. Il devient le père de son unique enfant Luca atteint tout jeune de la poliomyélite.
Sa véritable percée et sa réputation mondiale se firent avec Roberto Rossellini dans le film "Rome, ville ouverte" (Roma, città aperta) en 1945, l'un des chefs-d'oeuvre du néo-réalisme. Elle y interprète la femme du peuple Pina. Anna Magnani incarne la renaissance, la démocratie et l'espoir communiste d'après-guerre dans une Italie dévastée. Sur les vestiges du fascisme, l'actrice devient la figure de proue du cinéma néoréaliste.. Elle joue une mère courage romaine dans "L’honorable Angeline" en 1947. Rossellini, dont elle est désormais la compagne, lui offre un nouveau triomphe, "Amore" en 1948 (composé de deux moyens métrages "La voix humaine " et "Le miracle").
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Anna Magnani dans "La rose tatouée" (1955) et avec Tennessee Williams |
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Mais le cinéaste lui est ravi par Ingrid Bergman (sa "blondasse de Scandinave" dira Anna) qui tourne avec lui "Stromboli". "La Magnani" (on avait coutume de la surnommer La Magnani ou Nanarella), affreusement malheureuse, apparaît "en représailles" dans «Vulcano» (1950) de William Dieterle. "Bellissima" (1951) de Luchino Visconti lui vaut une nouvelle récompense. En 1952, elle est Camilla, comédienne italienne et favorite du vice-roi du Pérou joué par Ducan Lamont dans "Le carrosse d’or" de Jean Renoir. L'actrice est alors au sommet de sa carrière. Peu après les producteurs américains font appel à elle. A Hollywood, elle tourne avec de prestigieux partenaires dans des films inégaux. "La Rose Tatouée" (d'après Tennessee Williams) avec Burt Lancaster lui vaut un " Oscar " pour son interprétation du rôle de la sicilienne Serafina, paysanne émigrée au Mexique. Tennessee Williams attachait un prix tout particulier à cette Rose tatouée que lui avaient inspirée son séjour en Italie durant l'hiver 1948-49 et son amitié avec Anna. Dans sa croisade contre le puritanisme américain et ses tabous, l'auteur trouve dans le personnage de Serafina, la veuve généreuse, les éléments qui lui permettent, selon ses propres paroles, de célébrer le culte de Dionysos. De cette œuvre, Tennessee Williams disait : "La Rose tatouée est mon chant d'amour pour le monde."
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Anna Magnani "Mamma roma" 1962
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Nella città l'inferno 1959 Dirigée par George Cukor puis Sidney Lumet, elle donne plus tard la réplique à Anthony Quinn et Marlon Brando. De retour en Europe, elle poursuit une riche carrière avec notamment "Mama Roma" (1962) de Pier Paolo Pasolini et "Le magot de Josefa" de Claude Autant-Lara avec Pierre Brasseur.
Elle était réputée pour ses rôles de femme plébéienne, rude et passionnée. Diva de la scène et femme du peuple. Indisciplinée, imprévisible, elle provoque la fascination par ses interprétations généreuses et baroques. Formidable actrice, écorchée vive, ses angoisses la poussent vers les gigolos de passage. "Au lit, avec la Magnani, je n’aime pas y rester ", disait-elle.
Anna Magnani fut l’une des plus grandes actrices du XXe siècle, illuminant de sa sensualité magique cinq chefs-d’œuvre : Rome, ville ouverte, Bellissima, La Voix humaine, La Rose tatouée et Mamma Roma. Le dernier film dans lequel elle joua fut Fellini Roma, en 1972. Elle mourut l'année suivante, à Rome. Une étoile à son nom a été posée sur le Hollywood Walk of Fame à Los Angeles (USA) face au 6381 Hollywood Boulevard. |
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Anna Magnani, Anthony Quinn Le Secret de Santa Vittoria (The Secret of Santa Vittoria) 1969
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Magnani et Toto - Clic pour zoomer |
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Magnani et Visconti - Clic pour zoomer |
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"Bellissima" de Visconti 1951- Clic pour zoomer |
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Magnani avec Armstrong- Clic pour zoomer |
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Magnani avec Brando " L'Homme à la peau de serpent " 1959 - Clic pour zoomer |
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Magnani et Pasolini, tournage de "Mamma Roma" - Clic pour zoomer |
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