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Entre les mains de Pierre Blanc La porcelaine de mamie devient hystérique. Assiettes, plateaux, soucoupes, raviers, vases, sont récupérés, chinés dans les vides greniers, brocantes, dépôts-ventes, antiquaires, salons des antiquités... Les vieilles assiettes décorées de l'Angelus de Millet, des moissons,du Pape Joannes XXIII Pontifex Maximus, des Amants de Fragonard, de la reine mère Elisabeth, du couple souverain Grâce et Rainier de Monaco... dorénavant quittent les vaisseliers pour les murs et célèbrent le culte d'un chanteur oublié, d'une star du show-biz, d'un acteur de série B, d'un catcheur mexicain de Lucha Libre, d'un footballeur moustachu à nuque longue de 1982, d'un burn out de stunt, ou d'un tuning de Renault Fuego, un DJ Hype de Vierzon... La futilité, la singularité du sujet crée alors le décalage avec le support utilisé. Ce travail est un produit autonome dérivé, issu d'un travail plastique, et représente entre autres des icônes de la société, déchues, ou en pleine gloire, désincarnés, sublimés, sous forme de "collectors" beaux comme dans une crèche, des pendentifs, des camés, ou simplement clinquants comme une gourmette en or, gravée d'un prénom. Chaque pièce est unique.
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