|
ACCUEIL
........ RETROTELEVISEUR
Les cinq dernières minutes
........ RETROTELEVISEUR
Les cinq dernières minutes
| Les cinq dernières minutes |
| Radio,télévision des années 50 | |||
|
Raymond Souplex
Raymond Souplex, de son vrai nom Raymond Guillermain, est né à Paris le 1er juin 1901.
En parallèle à ses études de droit et à son premier emploi de clerc, il devient chansonnier et tourne dans des cabarets et cafés -théâtres parisiens. C'est durant cette période qu'il rencontre Jane Sourza qui devient sa complice et compagne pendant de nom breuses années. Avec elle à la radio interprète le rôle d'un clochard philosophe dans l'émission humoristique "Sur le banc". De cette émission sera tiré en 1955 le film du même nom de Robert Vernay. ![]()
Sa carrière cinématographie démarre en 1948 quand Henri -Georges Clouzot l'engage dans "Manon" aux côtés de Cécile Aubry, Serge Reggiani et Michel Bouquet.
En 1957, Claude Loursais l'engage pour devenir l'acteur principal de la série télévisée policière française les Cinq Dernières Minutes, où il incarne l'inspecteur – puis commissaire en 1965 – Antoine Bourrel. L'acteur décède pendant le tournage du 56e épisode : "Un gros pépin dans le chasselas". Cet épisode n'étant pas achevé, Claude Loursais et Claude-Jean Bonnardot décident d'introduire un juge d'instruction flanqué d'un greffier et d'user d'un artifice scénaristique pour compléter le tournage. Le juge est joué par Jacques Bouvier. Cet épisode sera diffusé le 7 novembre 1973.
Les Cinq Dernières Minutes est une série télévisée française, en 56
épisodes de 90 minutes, dont 51 en noir et blanc, créée par Claude
Loursais et diffusée du 1er janvier 1958 au 7 novembre 1973 sur la
première chaîne de l'ORTF.
C'est la première longue série d'enquêtes policières de la télévision française. Elle est basée sur l'exposition d'une enquête où le spectateur doit, en compagnie de l'inspecteur puis commissaire Antoine Bourrel et de son acolyte Dupuy, rechercher les indices qui permettront à la fin de découvrir le coupable. Les premiers épisodes possèdent des caractéristiques originales abandonnées après quelques épisodes.
Ainsi, à ses débuts, la série était une émission-jeu, qui, tournée en studio, était diffusée en direct. Deux téléspectateurs sélectionnés assistaient au tournage et devaient deviner qui était le coupable de l'intrigue, au moment du célèbre : « Bon dieu ! Mais c'est bien sûr ! » de l'inspecteur Bourrel. L’émission durait 40 minutes ; cinq minutes avant la fin, l’inspecteur allait rejoindre les deuxtéléspectateurs et leur proposait de faire repasser trois séquences qui pouvaient leur permettre de trouver l’indice qui trahissait l’assassin.
Cette dernière partie de l’émission était un tour de force: chaque comédien devait rejoindre au plus vite le décor correspondant à la scène demandée et la rejouer aussitôt ! Raymond Souplex devait être capable d’improviser, de répondre aux questions des candidats et éventuellement à leur objections...
A partir du sixième épisode, des scènes d’extérieur furent filmées et insérées lors de la diffusion. Ce tournant poussa le réalisateur à éliminer de l’émission son aspect de jeu. Les candidats disparurent et ce furent tous les téléspectateurs que Bourrel invita à jouer en s’écriant cinq minutes avant la fin : "Bon Dieu, mais c’est bien sûr". Les scénarii de la série étaient construits autour d’éléments invariants. L’assassinat doit ouvrir l’épisode, il n’est pas question de faire languir le spectateur, le récit est entièrement tourné vers la découverte du coupable, ce qui induit une identification du spectateur au commissaire. Le coupable doit toujours être une personne qui ait joué un rôle plus ou moins important dans l'histoire, c'est-à-dire quelqu'un que le lecteur connaisse et qui l'intéresse. De même le nombre de suspects doit être raisonnable, ni trop, ni trop peu. Un ou deux suspects et l’intrigue est trop simple, au-dessus de quatre le spectateur se perd dans une multitude d’histoires. Trois semble être le nombre idéal. Cela fait trois visions distinctes de la victime, trois pistes et trois moments de suspens. Les indices doivent être visuels et présentés aux téléspectateurs. Chaque épisode devait se dérouler dans un milieu professionnel ou social bien déterminé. La tache de Bourrel n’est pas seulement de relever des indices mais de comprendre les déterminations sociales et les singularités de chaque personnage. Au fil des ans le succès de la série ne fit que croître à tel point qu’en 1968 la direction de ORTF, qui avait programmé sa suppression, fut contrainte de faire marche arrière. En 1972, probablement échaudée par sa bévue de 68, la chaîne fit pression sur Claude Loursais pour qu’il la poursuive malgré le décès de Raymond Souplex. Mais comment et par qui remplacer Raymond Souplex, qui au terme des 15 années d’existence et 56 épisodes, était identifié au commissaire Bourrel ? Claude Loursais hésita longtemps avant de décider de poursuivre mais sans le commissaire Bourrel. Personne ne pouvait reprendre le rôle. Alors apparurent le commissaire Le Carré (Christian Barbier), l’inspecteur Ménardeau (Marc Eyraud) et l’inspecteur Lindet (Henri Lambert) |
|||
|









