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Une aventure avec les scouts au château du Guirbaden en 1956
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C’était en novembre 1956, et avec ma troupe de scouts de Strasbourg nous avions une fois de plus choisi le château de Guirbaden, dans les Vosges, pour accueillir notre bivouac de congés de fin de semaine. Il faut dire que ce lieu est très attirant pour des scouts : médiéval, boisé, mystérieux, et aussi dangereux, comme on va le voir.
En résumé, l’endroit idéal pour l’aventure. Le train nous déposa le samedi après-midi du côté de Mollkirch et après une petite marche nous nous retrouvâmes au château à la nuit tombante. La silhouette des ruines sous les bourrasques et la pluie battante produisait une impression dantesque, qui n’était pas sans nous rappeler les chromos mythiques dont Pierre Joubert illustrait les romans du « Signe de Piste » ; c’était une collection très prisée à l’époque, en particulier les romans de Jean-Louis Foncine ou Jean Valbert si mes souvenirs sont bons.
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Illustration de Pierre Joubert
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En
raison du froid assez piquant sur nos jambes nues de scouts nous nous
empressâmes d’installer la tente à un endroit qui nous paraissait
propice, à l’abri d’une haute muraille d’enceinte. Pour placer le
feu, nous avions choisi l’arc d’une fenêtre ruinée, qui protégeait un
peu le foyer de la pluie. Malheureusement le vent s’y engouffrait
violemment, réduisant à néant nos tentatives d’attiser les braises en
soufflant dessus. A moitié asphyxiés par la fumée, nous fumes sur le
point de laisser tomber quand un des scouts, Jean-Marc, qui était aussi
cuistot de la patrouille, et qui n’avait pas vu jusque là nos
tentatives infructueuses, parce qu’il était allé chercher une sardine
manquante pour monter la tente, nous dit de lui céder la place.
Malheureusement il n’avait pas vu que nous avions installé le foyer à
la limite de la fenêtre surplombant une falaise assez impressionnante.
Il faisait maintenant nuit noire, et pour souffler au ras du sol sur les braises dans le même sens que le vent, Jean-Marc
s’était mis en tête de contourner le feu, sans voir que de l’autre
côté, c’était le vide. Avant d’avoir eu le temps de dire ouf, voila
notre cuistot qui disparaît dans la pénombre insondable. Catastrophés,
nous tentâmes vainement d’éclairer de nos lampes de poche le gouffre.
On n’y voyait rien du tout, et on pensait déjà que notre pauvre ami
était mort. Bien sûr les chefs furent prévenus, mais ils ne purent,
comme nous, que constater le néant et la disparition de Jean-Marc. Nous
en étions tous là, tétanisés par la consternation, penchés sur le vide
en demi cercle, à ne pas savoir que faire. C’est alors qu’une voix nous
interpelle dernière nous, une voix étrangement familière : « Ben les
gars, qu’est ce que vous fichez là ? » C’était Jean-Marc ! Happé par le
vide, il avait glissé sur une dizaine de mètres sur le ventre, puis
avait atterri sur un petit sentier qui barrait la falaise. Il s’était
ensuite contenté de remonter par ce sentier qui l’avait ensuite mené
directement au château. C’est là qu’il nous avait trouvés, tous saisis
d’horreur. Je crois bien que c’est la dernière fois que nous avons
campé dans un château en ruine !
Jean-Claude G.
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Le cheval a pédales des vacances
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Saint-Rapahel 1955. Ca je m'en souviens... pour de vrai. Les rênes du cheval étaient en cuir, j'adorais le caresser, luisant doux et lisse. Je galopais derrière ma soeur, mi-pilote de course, mi-cavalière. Et l'espoir de retourner encore et encore sur la digue "faire du cheval".
Claudine
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Vivat en famille en 1953
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Le Vivat, tradition flamande, se pratique lorsqu'on veut mettre quelqu'un à l'honneur (lors d'un mariage, d'un anniversaire, de repas de fêtes....). Des convives tiennent une serviette tendue au-dessus de la tête de la personne à honorer, tandis que les invités chantent le vivat et qu'on verse quelques gouttes de champagne ou de bière sur la serviette.
Vivat vivat semper, Semper in aeternum, Qu'ils vivent, qu'ils vivent, Qu'ils vivent à jamais, Répétons sans cesse, sans cesse, Qu'ils vivent à jamais, En santé en paix.
Vivat vivat semper, Semper in aeternum, Qu'ils vivent, Qu'ils vivent, Qu'ils vivent à jamais, Répétons sans cesse, sans cesse,Qu'ils vivent à jamais, En santé en paix. Ce sont nos souhaits.
Vivat vivat semper, Semper in aeternum, Qu'ils vivent !
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Les odeurs de la Traction Avant
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J'étais heureux lorsque ma grand mère m'emmenait voir grand père (ils étaient séparés), en grande partie parce que cela me donnait l'occasion de monter dans la la "Traction Avant" du papy. C'était au milieu des années 50. Elle était noire comme il se doit (bien qu'il me semble me rappeler qu'on en voyait quelques unes bleu foncé). Elle sentait un mélange d'huile et d'essence, la planche de bord était en tôle et le volant me paraissait gigantesque (le grand père peinait sur ce volant pour les manoeuvres au démarrage autant que s'il avait été au volant d'un camion). Je me rappelle aussi du démarreur un tirette avec un bouton noir et un D blanc.Elle fut remplacée à la fin des années 50 par une DS (ou une ID je ne sais plus exactement)
Alain
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Visite au restaurant du grand oncle
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C'était en 1955 ou 1956 je devais avoir cinq ou six ans, c'était un restaurant tenu par un grand oncle ; on y allait de temps en temps ; J'ai le souvenir d'une salle typique en bois sombre comme on faisait à cette époque, et bizarrement, d'asperges ! peut-être la difficulté de les manger sans rien en perdre m'a fait conserver le souvenir de ce légume...
D'après ma mère, qui a 84 ans, l'oncle et ma grand-mère étaient des enfants illégitimes d'un amant régulier, qui avait deux foyers. A cette époque, m'a-t-elle dit, on ne divorçait pas. Les femmes de cette famille se sont bien rattrapées par la suite.. Par ailleurs, un vieux mâle de la famille me prenait sur ses genoux, et me tripotait!.. Quant au nom du restaurant ?? c'était à Tourcoing, parait-il.
Juliette
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