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La première partie de l'existence de la revue se déroule sous le titre "Paris Hollywod" elle est alors plus consacrée au cinéma, avec des couvertures en hélio extraordinaires et un intérieur aussi somptueux. Les
premiers numéros ne sont pas datés, le
nº000 s'appelle Paris Hollywood, sous titré : Stars et vedettes (par la suite la revue Stars et vedettes deviendra une concurrente avec ses posters de pin
up dessinées par Brenot). S'orientant vers le "charme" la revue continuera son existence (elle existera de 1947 à 1973) sous le titre "Les beautés de Paris et de Hollywood", pour finir sous celui de "Les folies de Paris et de Hollywood". On y croisera les meilleurs photographes de charme du moment : Serges Jacques et autres, Betty Page y figurera. Les pin up déshabillables et en relief, les numéros spéciaux en font un incontournable du charme fifties très recherché par les collectionneurs.
Une pin up deshabillable (avec calque)
Pour la génération qui découvrait le "rock'n roll" et le scooter une profonde remise en question des valeurs morales était à l'ordre du jour, et la censure peinait de plus en plus à se faire respecter... Il existait une production toujours clandestine et confidentiélle de photos à caractére pornographique, mais il était hors de question de diffuser un tel matériel à travers un quelconque journal. Ceux et celles qui enfreignaient cette régle risquaient de gros ennuis, matériél saisi et détruit, arrestation et peines de prison, quelle que soit la destination des photos, usage privée, ou exportation vers les pays telle la Suéde, qui avait déjà assouplie sa législation.
Serge Jacques, un jeune photographe de nu et de charme allait bouleverser les canons des revues de charme et s'attirer de nombreux ennuis. Photographier des jeunes filles nues, tous poils pubiens à l'air, constituait un grave délit dans la France des années 50. A Paris-Holywood il introduisit un concept nouveau le strip tease...plutôt que de photographier le modéle en situation, il preférait le dévoiler peu à peu, à travers un effeuillage dont aucun détails n'était laissé au hasard, afin de captiver toute l'attention du lecteur, les tenues sexy des modéles était choisies avec soin, le décor soigné, on se rend compte, en regardant les photos de Serge Jacques, qu'elles recélent en elles tout les procédés encore utilisés de nos jours par les plus grands magazines de charme, et les photographes d'érotisme les plus expérimentés...Il fut arrété à plusieurs reprises, mais devint un photographe de charme à la réputation internationale.
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