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Je me souviens du verre de lait de Pierre Mendes-France
Je me souviens
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A la rentrée de 1954, Pierre Mendes France, Président du conseil (nous sommes sous la IVeme république), décide de  la distribution de verres de lait aux enfants des écoles ce qui lui vaudra à l'Assemblée Nationale le surnom pas très fin de "mendès-lolo", on peut penser qu'après les insultes antisémites auxquelles il avait dut faire face dans le passé, cela ne devait lui faire ni chaud ni froid. Mendes France était éffaré par les ravages de l'alcoolisme à l'époque et c'est pour lutter contre l'alcoolisme qu'il a décidé cette distribution dans les écoles maternelles et primaires.
 
mendes-france.jpg
Pierre Mendes-France
 
Quoiqu'il en soit pour toute une génération le souvenir (bon ou mauvais selon les goûts) du verre de lait est associé à l'école, tout autant que celui de la fabrication de l'encre dans une grande bouteille (une récompense pour l'élève qui se voyait confier la tache), ou que la plume sergent major ou le poêle à bois au milieu de la classe.
 
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Plume Sergent-Major
 
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Commentaires
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Benoît  - La brigade M   |2008-11-03 06:36:31
En Belgique, afin d'encourager les enfants à boire du lait, une campagne a été lancée en 1959 : chaque enfant pouvait adhérer à la "Brigade M" ("M" comme "melk" qui veut dire lait en néerlandais) Il recevait une carte de "brigadier M" et devait s'engager sur l'honneur à boire chaque jour un verre de lait. Cette carte lui permettait d'avoir certaines réductions à des parcs d'attraction et de participer à des activités estivales, de plus, la brigade M organisait des activités qui pouvaient être patronnées par les hebdomadaires "Tintin" et "Spirou"...
mannheim andre   |2008-08-25 08:35:36
je me souviens tres bien du lait mais surtout du chocolat distribues a la recreation et je retournai volontiers pour une deuxieme ration j'allai a l'ecole st martin rue du cambout a metz moselle de 1950 a 1960
melot bertrand  - le lait était servi chaud...   |2008-12-09 10:54:31
C'était la femme de l'instituteur qui nous servait le verre de lait chaud chaque matin... des élèves venaient de loin à pied, les plus éloignés de l'école parcouraient environ 7kms à pied....

Aujourd'hui, on dépose les enfants à l'entrée de l'école en voiture. Les temps changent...
Marie-Chr.  - berk à cet horrible lait   |2009-04-19 17:13:28
La distribution de ce lait HORRIBLE (je suis allergique au lait depuis ma naissance..) avait lieu à la récré de 10h et j'étais obligée d'en boire, c'était en fait un véritable poison pour moi et cela a abouti à une énorme jaunisse . Ce lait puait le pis de la vache, était tiédasse et une horrible peau figée à la surface de la tasse en fer blanc, m'achevait. Je fus malade chaque jour à l'école communale, jusqu'à ce que je supplie ma mère de me scolariser en école privée. Pour moi ce lait fut mon horreur absolue et encore aujourd'hui j'en paie les conséquences car une jaunisse affaiblit le foie. Le lait je ne peux toujours pas le boire.
Les enfants d'après guerre étaient rachitiques, mais on aurait pu s'inquiéter de savoir si tous les enfants pouvaient supporter ce lait avant que de l'imposer, c'était du lait de vache, celui qui est mon poison absolu, vous imaginez ?
L'école communale restera mon cauchemar chaque fois que j'y penserai, immédiatement j'aurai la vision de cette tasse de fer cabossé, avec ce poison blanchâtre à avaler sinon... punition.
je ne dis pas merci à celui qui avait institué cette distribution.
Françoise  - Quel mauvais souvenir!   |2009-04-26 20:41:31
Etre forcée de boire quelque chose qui vous soulève le coeur! Quelle horreur! En dépit de tout ce que Mendès-France a pu faire en termes politiques, pour moi son nom est toujours synonyme de ces mauvais moments. La hantise de la récréation!
Millerat  - beurk!!   |2009-08-19 10:02:41
C'est à cette initiative que je dois mon aversion pour le lait. On sortait des années "guerre", des restrictions. Nos aînés qui avaient connu tout ça considéraient cette action comme une manne. Sans doute, dans leur souvenir se rangeait-elle dans la case "miam-miam". Notre instituteur, un fervent patriote, sans doute pétainiste, comme beaucoup dans ces petits villages de l'Allier, avait mandaté un de nos camarades qui jouait du clairon. A l'heure dite, celle de la récré de 10 H, celui-ci, se plantait au centre de la cour, et à pleins poumons, soufflait dans son biniou. A ces accents guerriers, nous sortions des classes et nous réunissions en silence et en ordre sous le préau où nous attendaient des verres pleins à ras bord du lait salvateur. J'avalais le mien sans respirer, retenant le moment de reprendre ma respiration le plus longtemps possible afin que le goût en soit atténué. Comme je le faisais de tous ces produits énergisants qu'on nous faisait ingurgiter pour notre bien. Dans cette catégorie, Je me souviens aussi de la Germalyne , produite par les moines de l'abbaye de sept-fons, farine épaisse à base de germe de blé et de levures. Ma grand'mère, persuadée des vertus bienfaitrices sur la croissance en mettait dans ma soupe, dans mon chocolat, transformant le tout en une bouillie épaisse. Et j'avais beau protester, c'était à mon menu de tous les jours. Je haie la germalyne! Et aussi: les cataplasmes à la moutarde "le thermogène" avec un gusse qui crachait du feu en illustration, qu 'on (ma grand 'mère) m 'appliquait dès qu 'un symptôme de rhume ou de grippe se manifestait et qui brûlait la peau bien après que les premières pleurs de douleur n 'aient jailli. Idem des inhalations mentholées qui vous obligeaient à respirer une atmosphère brûlante et suffocante. Et tous ces remèdes et produits qui ont accompagné mon enfance et que j 'ai peut-être eu tort de prendre en aversion. Heureux Proust et ses madeleines!!
Françoise  - Cataplasmes, etc...   |2009-09-14 07:05:54
Oh oui! Merci du souvenir des cataplasmes et de la ouate thermogène! J'en ai souffert aussi. Heureusement ma mère ne m'a jamais mis de ventouses. En plus de tout ça elle me faisait toutefois prendre des gouttes Nican dans du lait chaud. Rien de plus horrible. Mon dégout du lait remonte à cette époque
Gerard  - lait et traitement   |2009-10-25 15:57:55
Je n'ai pas de mauvais souvenir de la distribution du lait à l'école.... j'étais issu d'une famille nombreuse, et ce verre de lait était salutaire..

Par contre la cuillère d'huile de foie de morue, le badigeon de gorge au bleu de methylène, la ouate thermogène qui brulait la peau plus qu'elle ne soignait...ça c'était un supplice..

A la reflexion, tout ça ce sont de merveilleux souvenirs d'enfance...et ne serait -il pas utile avec les difficultés actuelles dans lesquelles se trouvent certaines familles (qui sont de plus en plus nombreuses) d'instituer de nouveau dans les écoles (pour la petite enfance) des distributions de denrées fraiches: fruits,boissons chaudes etc..
le matin, au petit dejeuner..
Taillandier  - Je me souviens du verre de lait de Pierre Mendes-F   |2010-02-08 10:34:47
FRANCHEMENT J'AI UN TRES BON SOUVENIR DE CETTE DISTRIBUTION DE LAIT SUCRE, CE LAIT ETAIS CERTAIMEMENT MEILLEUR QUE MAINTEMANT. NOUS ETIONS PAS TRES RICHE A CETTE EPOQUE,
marie hélène  - mendes france   |2010-08-24 11:11:32
sous le préau , on nous distribuait ce lait chaud amélioré de Tonimalt ....servi dans des quarts en métal .....que de souvenirs ! merci de me faire faire ce petit voyage dans l'enfance .
Tarouilan  - Bon souvenir à la communale   |2010-10-13 14:37:08
Ce n'était pas du lait mais du lait chocolaté, en petites bouteilles consignées, un peu trop sucré, certes, mais j'aimais ça, c'était la communale à Paris.

En 1955, Mendès France, Président du Conseil, lança une campagne en faveur
de la consommation de lait , alors produit en excédent. Il y eut des
distributions gratuites de lait aux enfants des écoles, afin de lutter contre la
malnutrition encore fréquente parmi les enfants nés lors du babyboom de l'
après-guerre".
Serge Aubert  - lait volé   |2010-09-24 07:14:11
Je me souviens de ce lait distribué sous le préau de mon école. J´avais 9 ans et craignant la peau sur le lait je ne m´étais pas inscrit mais en voyant mes copains déguster un lait parfumé je me suis , en toute illégalité, mis dans le rang des bénéficiaires...Au suivant!
Budel  - Monique et Mandes France....   |2011-01-08 08:29:32
QUEL MAUVAIS SOUVENIR QUE LA RECREATION ET LE LAIT CHAUD AVEC PEAU DESSUS, TOUS EN LIGNE.... HEUREUSEMENT POUR ECHAPPER A CE GRAND MOMENT DE SOLITUDE J'AVAIS LA BONNE COPINE QUI ADORAIT ET ME METTAIS A COTE D' ELLE POUR QU'ELLE AVALE MON BOL ET LE SIEN.... LE "DRAME" ETAIT QUAND ELLE ETAIT FACHEEE ET ME DISAIT " j'boirai pas ton lait, nah"!!!!
Bruno  - Une petite récréation   |2011-01-08 08:28:12
A mon école (rue des Bauches à Paris, 16ème arrondissement), les "dames de service" apportaient une fois par semaine - le vendredi après-midi, je crois - des cagettes dans lesquelles il y avait autant de bouteilles de lait chocolaté que d'élèves.
Le goût était voisin de celui du "Cacolac" actuel (c'était meilleur, il me semble !) tout le monde prenait sa bouteille, je n'ai jamais vu un seul élève la refuser.
Le moment était apprécié, c'était une petite récréation à l'intérieur de la classe.
morin christine  - le lait   |2011-03-17 06:37:46
1956 1957 a la récréation l,après midi en file indienne les enfants se rendaient au réfectoire (sous la surveillance des institutrices) la on nous servait du lait tiède avec des petites billes de gras jaunes qui remontaient a la surface (je n,aimais pas le lait ) et tout les débuts d,après midi je cherchais comment échapper a ce moment horrible pour moi ,je n ,ai jamais trouvé .après coup a ce jour ou les restos du coeur sont débordés de demandes ,je trouve que monsieur mendès france avait bien cernait le problème ,il était innovateur et a l,écoute des problèmes humains
Pierre  - Quelle horreur   |2011-12-05 15:53:04
Je suis en train d'écrire mes souvenir d'enfance et le lait est l'un des plus mauvais souvenirs qu'il me reste. Ce lait infecte, épais, jaune, sur lequel surnageait une crème qui me donnait envie de vomir. Il était servi à la récréation dans un gobelet en plastic de couleur muni d'une anse, ce qui lui donnait encore plus mauvais goût. Nous n'étions pas riches mais, au bord de la mer avec un père pêcheur et un grand jardin potager, des poules et des lapins nous étions biens nourris et n'avions pas besoin de ça. Ce supplice m'a tellement marqué que je m'étais juré que si cela était arrivé à mes enfants j'aurais tout fait pour qu'ils ne subissent pas la même contrainte.
Anonyme   |2011-12-26 17:24:20
beurk je n aimais pas le lait j en veux au grand pierre mendes france
francoise  - souvenirs s ah! moi aussi   |2012-03-13 21:41:43
bonjour!
oui moi aussi je me souviens de ce verre de lait dans des verres en papiers , un mauvais gout c'etait le lait homogéinisé disait-on
et à la meme epoque , dans mon ecole jules ferry de conflans ste honorine en seine et oise nous avions eu droit a la douche une fois par semaine , douche collective, avec des clayettes de bois au sol , ça sentait pas bon je m'en souviens encore ,
bien sur que l'on se souvient presque tous de l'horrible huile de foie de morue , le matin avant le depart pour l'ecole , et les flocons d'avoine qui tenaient bien au ventre
le papier journal dans les souliers pour tenir chaud en allant à l'ecole ! et nos souvenirs des buvards que l'on trouve maintenant comme objet de collection , ah! les buvards que d'echanges !!! les points DH des carambars que je rammassais dans les canivaux n'ayant pas la chance d'en manger souvent , les images du chocolat poulain, que de souvenirs mon DIEU !....les points chequechic de chez lustucru qui donnait droit a des images !.....
et un souvenir qui est resté bien tenace dans ma memoire olfactive le parfum de ma mère SOIR DE PARIS , wouah! que ça sentait bon ! et la poudre de riz de mémère (ma grand mère ) il m'est arrivé de ressentir cette odeur ci chez les antiquaires quelques fois on trouve des meubles qui y sentent encore .....
quel bon temps , que le monde etait beau quand j'avais dix ans ...
a bientot francoise 84
capitello  - lait chaud et margarine   |2012-03-28 11:35:26
J'ai eu droit à la distribution de lait en 1956-57. A la récré de l'après-midi, des dames faisaient chauffer d'immenses marmites ; j'ai encore l'image de ce liquide fumant. J'ai toujours aimé le lait ; mais je dois dire qu'à cette heure-là et chaud, ça ne me disait rien du tout et j'essayais de refiler ma part ; je n'avais pas trop de mal, car certains s'en enfilaient 3, voire 4 rations, avec un intense plaisir.
Dans le même ordre d'idée, au cours de ces années-là, on a essayé de nous convaincre que la margarine était meilleure que le beurre. Des gens s'installaient en ville, ici ou là, et à 4 h les instits y emmenait toute l'école ; un petit laïus sur le "nouveau" produit, si bon, si sain, si pratique, ensuite on faisait la queue pour recevoir une tranche de pain de mie tartinée de margarine. Ce devait être en mai ou juin 55 ; autant que je me souvienne, la tartine ne m'a pas déplu.
capitello  - buvards   |2012-03-28 14:08:19
pour Françoise : à propos de buvard, je me souviens de mon voisin de CM1 qui en avait sorti un tout neuf. Il était bleu-ciel je crois. Alors il fait exprès une tache d'encre sur un bout de papier, il colle son buvard dessus, juge du résultat, se tourne vers moi et me chuchote : "y buve bien hein ? "
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