Le jeudi c'était catéchisme et parfois il y avait "cinéma" avec un "film fixe" sur la vie d'un saint ou sur l'évangile. Le "film fixe" c'est un peu comme un projection de diapositives, sauf que les images sont sur un rouleau de film 35mm, composé de photos ou de dessins. La pellicule insérée dans un projecteur est avancée manuellement, image par image, à l'aide d'un bouton moleté . Les films fixes ont été très utilisés dans les années 50 et 60 dans les patronages, les colonies de vacances, les écoles avant d'être remplacé par la diapositive. Les pellicules étaient rangées dans des boîtes en fer blanc, en aluminium ou en carton de forme cylindrique ou cubique. En 1951 il existe une quarantaine de constructeurs de projecteurs fixes.
"Les films fixes sont le monopole des religieux jusqu'aux années 1930, puis
les milieux scolaires commencent à s'y intéresser. Les autorités
ecclésiastiques sont de plus en plus conscientes du besoin de
renouvellement des méthodes pédagogiques... Le souci d'encadrer les
masses prévaut. D'où l'emploi dans un cadre général des films fixes,
qui finalement explose après la guerre de 1939-1945...
L’école laïque adopte le film fixe avec retard par rapport aux écoles confessionnelles. Cela
n’est possible, en effet, qu’avec une transformation des méthodes
pédagogiques, une reconnaissance de l'enseignement des sciences au même
titre que les lettres, et un intérêt croissant pour l'image... Il faut
donc attendre la loi Barangé du 21 septembre 1951, qui subventionne
alors les établissements qui se dotent de matériel de projection, pour
que film fixe connaisse son âge d’or (1950-1960)" Coralie Goutanier et Julien Lepage, "Le film fixe : une source à découvrir"
Vous avez la parole dans la rubrique "Je me souviens..." pour
raconter vos souvenirs, petits ou grands des années 50 et 60.
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