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"Weegee the famous" : photographe instinctif
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Weegee et son Speed Graphic - Weegee et sa voiture studio - Weegee et Marlène dietrich
 

Pour voir les photos de Weegee :
>> http://www.kataweb.it/multimedia

>> http://www.nytimes.com/slideshow
>> http://www.icp.org/site/
>> http://www.luminous-lint.com/
>> http://www.leegallery.com/weegee.html
>> http://www.amber-online.com/exhibitions/weegee-collection
>> http://museum.icp.org/museum/collections/special/weegee/
>> http://www.weegee.org/
 

pop-art
Arthur Fellig (1899-1968),  connu sous le pseudonyme de Weegee  est un photographe américain célèbre pour ses photographies en noir et blanc de la ville de New-York, dans les rues de laquelle il passait ses nuits, pour saisir les instantanés de la vie quotidienne et ses drames. Il a arpenté les rues new-yorkaises du milieu des années 30 au  début des années 50.  

En 1910 sa  famille, devant la montée de l'antisémitisme,  avait quitté  la Pologne et  émigré aux Etats-Unis.
À New-York. Arthur Fellig grandit dans le Lower East Side, l’un des quartiers les plus pauvres de Manhattan (New York). La légende veut que ce soit sa rencontre avec un photographe ambulant qui soit le déclic à l'origine de sa vocation. Toujours est-il qu'en 1918, alors qu'il a quitté la maison familiale depuis deux ans et connut une vie de vagabond, il trouve un emploi aux studios photographiques Ducket et Adler. En 1923 il est embauché par l'agence photographique Acme Newspictures  comme technicien de laboratoire,  il commence à faire de la photo d'actualité et  finit par devenir reporter photographe. En 1935 il est photographe indépendant.
 
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Travestis 1941
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Critics 1943 - Tenement fire, 1945
 
"Weegee the famous", ainsi qu'il s'était surnommé lui-même, commence son travail à l'époque de la prohibition et de la guerre des gangs.  Il  va a travers ses photos rendre compte des  multiples aspects  de la société américaine :  le  monde spectacle,  la vie nocturne de Harlem ou du Bowerie,  la violence :    meurtres, accidents, incendies, les stars et les anonymes. Weegee avait dans sa voiture une radio branchée sur les fréquences de la police et était donc prévenu en même temps que les policiers lorsqu'un drame venait de se produire quelque part. En 1935,  Weegee devient finalement photographe indépendant.  En 1938 il achète une voiture et il y passe ses nuits. « Ma voiture est devenue mon domicile. (…) J’y mettais tout, un appareil de rechange, des boîtes d’ampoules pour le flash, des châssis porte-film déjà chargés, une machine à écrire, des bottes de pompier, des boîtes à cigares, du saucisson, du film infra-rouge pour photographier dans l’obscurité, des uniformes, déguisements, sous-vêtements, chaussettes et chaussures. J’avais la liberté de mes mouvements. Au lieu d’attendre que le crime vienne à moi, je pouvais aller le chercher. Je restais suspendu aux messages radio de la police. Mon appareil photo était toute ma vie, mon amour, mon unique sésame. » Au petit matin il vend les tirages des  scènes captées par son Speed Graphic  dans les rues de New-York  à divers journaux ( Herald Tribune, The Daily Mirror, New York Daily News, Life, Vogue, Sun).

Weegee, fixe un portrait , réaliste et sans complaisance de la ville et de ses habitants : 
pauvreté et solitude des clochards, des ivrognes, des travestis, des enfants des rues, arrogance des privilégiés face à la misère, ségrégation raciale, crimes et accidents... De son enfance d’immigré  il a gardé un sentiment de solidarité pour les marginaux,  les miséreux et  pour les Noirs, il très sensible à l’injustice faite a ceux-ci,  la ville de Weege n’est pas celle  du rêve américain. En dénonce-t-il  le mensonge ? joue-t-il du misérabilisme ? Se contente-t-il de photographier la vie telle qu »elle se déroule  ? Toutes les lectures et les interprétations sont possibles.
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Weegee joue avec les mots
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Two lovers kiss in the front row at the Palace Theatre 1945 - Milwaukee 1948
 
"De minuit à une heure, j’écoutais les appels aux commissariats de quartier, concernant des voyeurs postés sur les toits ou dans les escaliers de secours des internats pour élèves infirmières [ …] De une à deux heures, c’étaient les braquages des boutiques de traiteurs encore ouvertes [ …] Entre deux et trois, les accidents de la circulation et les incendies [ …] A quatre heures, l’ambiance commençait à chauffer. C’était l’heure de fermeture des bars, avec des clients passablement éméchés [ …] Entre quatre et cinq, on avait les appels pour cambriolage et vitrines fracassées. Le moment le plus tragique arrivait après cinq heures. Ceux qui n’avaient pas fermé l’œil de la nuit, à cause de leurs ennuis de santé, leurs problèmes d’argent ou leurs peines de cœur, se trouvaient dans un état d’épuisement moral et physique, et finissaient par se jeter par la fenêtre. Je n’ai jamais photographié ce genre de suicide. Je passais mon chemin [ …] Pour moi, la nuit était terminée"

Usant du flash pour détacher son sujet de l'arrière plan et accentuer les contrastes, intégrant parfois le texte aux scènes qu’il photographie
:  Joy of living, (Joie de vivre), une enseigne lumineuse de théâtre, au-dessus du cadavre d’un homme , un corps gisant à côté  des quatre premières lettres de l’enseigne d’un restaurant (rest : repos dans le sens repos éternel), "Simply Add Boiling Water" sur le cliché d'un immeuble incendié, "The Nigers stink " graffiti  inscrit sur le mur devant lequel jouent des enfants blancs  Il crée un style propre.

Weegee photographe "instinctif" refuse tout sentimentalisme,
son regard se veut neutre et libre. Alors que d'autres photographes sont subventionnés par des programmes nationaux visant à recenser  les conditions de vie des américains, lui,  refusera toujours d'y participer. "Je n’ai pas d’interdits, mon appareil photo non plus. J’ai eu une vie bien remplie et j’ai tout essayé. Ce qui peut vous paraître anormal est normal pour moi."
 
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Girls at the Bar 1946 - Voodoo couple in trance 1956
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Sonata in G-Strings 1950 - The Gold Painted Stripper 1950
 
La place qu'il  donne à la mort violente dans ses photos le fera considérer par certains comme le précurseur des photos à sensation. "Mon appareil avait quelque chose de fatal pour les gangsters. Une fois que je les avais photographiés vivants, j’étais sûr de devoir me payer le voyage de retour pour les photographier quand ils finissaient par se faire descendre. (…) Aucune exécution n’était officielle, tant que je n’étais pas passé les prendre en photo une dernière fois, et je m’arrangeais pour que le portrait soit un vrai petit chef d’œuvre." D'un autre côté son travail sera reconnu très tôt. En 1941 la Photo League organise une exposition de Weege titrée "Murder Is My Business", en 1943,  le  Museum of Modern Art de New York  acquiert cinq clichés. La parution de son album "NakedCity " fait de lui un professionnel renommé.
 
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 The Moving Finger 1951 -   Space Patrol 1950
 
A partir de  1948  il est  conseiller technique pour  Hollywood  (notamment pour "Dr Folamour" de Kubrick, et aussi  "Every Girl Should Be Married" (1948), "The Set-Up" (1949), "The Yellow Cab Man"(1950), "The James Dean Story" (1957), "Windjammer" (1958), "The Magic Fountain" (1961), "Shangri-La"(1961)...). Il publiera en 1953 "Naked Hollywood" A cette époque  Weegee s'intéresse, aussi,  aux techniques de déformations optiques de retour à New York, il réalise des portraits de personnalités et de stars ou il utilise ces techniques  (Série de Marilyn Monroe, vers 1960).

Weegee meurt  le 26 décembre 1968 d'une tumeur au cerveau.
Il aura influencé  de nombreux artistes , notamment Andy Warhol et l'esthétique  de la photographie de cinéma. Sa vie a inspiré le film "The Public Eye" (1992).
 
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Marilyn Monroe 1960
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Circus Aerialist
 
 
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