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1949 Staline a 70ans : cultissime nanard, images pieuses et hagiographie
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JA droite "Des roses pour Staline de Boris Vladimirski 1949
 
Le soixante dixième anniversaire du vainqueur de Stalingrad, en 1949, fut l’occasion du summum du culte de la personnalité de Staline .

Dès son arrivée au pouvoir Staline veut tout contrôler et ne donner à voir que ce qu'il veut.
Tout est bon pour démontrer l'adhésion enthousiaste du pays au régime. Photographes cinéastes et artistes sont priés de se plier aux codes de représentation du monde exigés par le réalisme socialiste et la ligne du Parti. Dès cette époque Staline a été l’objet d’un formidable culte et le critère absolu de la fidélité au communisme. Critiquer Staline, si peu que ce soit, c’était passer dans le camp de l’ennemi de classe, Staline était à la fois "le grand Timonier" et "le petit père des peuples".

Génie, guide, maître, ami : le salut des travailleurs et des peuples était assuré par l’amour que Staline
leur portait et, qu’en contrepartie, chaque communiste et chaque travailleur devait porter à Staline. La propagande se caractérise donc par un culte de la personnalité autour de Staline, présenté comme un héros infaillible qui fait tout pour le bonheur de son peuple.
 
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Staline et les membres du Politbureau Parc Gorky en 1931
 
extrait de "La chute de Berlin"
C'est pour le soixante dixiéme anniversaire de Staline que sorti "la chute de Berlin". Un film de Mikhail Chiaureli. Le rôle de Staline y est tenu par Mikheil Gelovani, comédien attitré du personnage de Staline depuis 1938, et qui avait d'ailleurs interdiction de jouer un autre rôle. Il s'agit d'attribuer à Staline tout le mérite de la victoire sur l'Allemagne. Le maréchal Joukov, qui commandait les troupes qui prirent Berlin, apparaît dans le film quelques secondes seulement, et pour recevoir les ordres de Staline. Falsification historique, ridicule et emphase, hagiographie, technique impeccable : un sommet jamais dépassé dans le film de propagande.

Le héros est un vaillant ouvrier stakhanoviste, Alioucha amoureux de Natasha l’institutrice du village. Alioucha rejoint l’Armée Rouge, et s’avère, bien entendu un soldat héroïque. Natasha, capturée par les nazis a été envoyée comme communiste dans un camp de concentration. Le génial Staline met au point de géniales stratégies qui stupéfient le monde et vont le sauver, mais il trouve le temps de s'occuper des amours d'Alioucha et de Natasha. Dans la scène finale des centaines de figurants se ruent pour applaudir Staline,débarquant d'un avion, en brandissant des drapeaux de tous pays, en signe de reconnaissance de l’humanité entière. Natasha et Alioucha se retrouvent sous le regard ému de Staline
 
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Le PCF ne fut pas en reste qui diffusa un film intitulés "L’homme que nous aimons le plus". Pour le 70ème anniversaire du "généralissime Staline", après avoir parcouru la France, des camionnettes et des camions, chargés de présents, confluent vers Paris où sont exposés tous les cadeaux qui vont être envoyés à Moscou. "L'homme que nous aimons le plus" est une plongée dans l'organisation par le P.C.F. du culte à Staline durant la guerre froide. Paul Eluard écrivit pour ce film un poeme intitulé "Joseph Staline"

[...] Et Staline pour nous est présent pour demain
Staline dissipe aujourd’hui le malheur
La confiance est le fruit de son cerveau d’amour
La grappe raisonnable tant elle est parfaite
[...] Staline dans le cœur des hommes est un homme
Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes
Staline récompense les meilleurs des hommes
Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car travailler pour vivre est agir pour la vie
Car la vie et les hommes ont élu Staline
Pour figurer sur terre leur espoir sans bornes.

 
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