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7 octobre 1950 : invasion du Tibet
Ce jour là dans les années 50
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Fuite du Dalaî Lama en 1959 vers l'Inde

Pour approfondir le sujet
>> Tibet histoire d'une tragédie
vidéo Dailymotion
>> Les guerriers de Bouddha de Mikel Dunham (lien Alapage)

 

 
 
Deux civilisations d’essence opposée : Les Chinois idéologues et matérialistes et les Tibétains, emprunts de mysticisme et convaincus de l’impermanence des corps et des esprits

Un an après la proclamation de la République populaire de Chine à Beijing des troupes chinoises envahissent le Tibet. La première constitution de la République Populaire de Chine, peu après la victoire de Mao, prévoit " l’autonomie et le respect des particularismes culturels des minorités nationales " et, le 1er janvier 1950, l’Agence Chine Nouvelle proclame que " …la tâche de l’APL pour 1950 est de libérer Taiwan, Hainan et le Tibet…Le Tibet fait partie intégrante de la Chine et il est sous l’influence des impérialistes… ". Le terrain est prêt pour l’intervention qui se produit le 7 octobre 1950 par une offensive en trois points : Au Kham depuis le Yunnan, en Amdo depuis le Gansu et au Ngari à partir du Xinjiang ; la petite armée tibétaine (8 500 hommes et 50 canons britanniques), mal équipée et mal formée, est vite débordée et, le 17 octobre, la capitale du Kham, Chamdo, tombe aux mains des Chinois.
Le gouvernement de Lhassa fait appel en novembre à l’ONU qui est engagée en Corée et a d’autres priorités au moment où les "volontaires" chinois y entament leur intervention au profit de la Corée du Nord communiste. Au Conseil de Sécurité, les représentants de la Chine nationaliste font valoir que la question tibétaine est une affaire intérieure chinoise…
 

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"Armée" Tibétaine - 1943
 
Un membre du clergé tibétain raconte "Nous n'étions pas prêts à être attaqué par la Chine, bien qu'elle revendiquât l'Etat souverain du Tibet comme une simple province. Nous avions pourtant tenté une action diplomatique en 1949 mais notre gouvernement, trop inexpérimenté échoua et les Chinois furent confortés dans l'idée que n'étions qu'une simple province". Inexpérience et naïveté des Tibétains ont fait qu'ils n’ont compris que bien trop tard, l’importance de se faire reconnaître. Dans ces années, le Tibet apparaît comme un pays totalement fermé aux influences et à la présence étrangères, entre 1945 et 1950, les étrangers installés à demeure au Tibet n’excèdent pas dix personnes parmi lesquelles, deux opérateurs radio anglais et les deux alpinistes H. Harrer et P. Aufschnaiter.

Alors âgé de 15 ans, le Dalaï-Lama, chef spirituel et temporel du Tibet se réfugie à Dromo, sur la frontière du Sikkim, de manière à pouvoir facilement passer en Inde en cas d’urgence. Des négociations entreprises avec le gouvernement chinois mènent en mai 1951, à un traité confirmant l'intégration du Tibet à la Chine qui contrôle sa politique intérieure, y compris dans le domaine religieux. La légitimité du panchen lama doit être reconnue. L'armée chinoise entrera dans Lhassa le 9 septembre 1951, ainsi que le Dalaï-Lama qui ratifiera l'entente.
 

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1940 - A 5 ans, Lhamo Dondrup est reconnu comme étant la réincarnation du quatorzième dalaï-lama. il reçoit le nom de Tenzin Gyatso.
 
Une résistance s’organi- sa sur le terrain sous la forme de harcèlements sporadiques des troupes chinoises, par des tribus Goloks (dans le Tibet septentrional), Lolos (dans le sud-est) et surtout des nomades khampas, tribus du Kham longtemps rebelles à Lhassa. La nécessité de nourrir les 5000 hommes cantonnés à Lhassa et les 10 000 hommes des garnisons situées le long des routes stratégiques suffit à déstabiliser la modeste économie tibétaine, provoquant hausse du prix des céréales et famines. Les réformes hâtives, notamment des tentatives d'instauration de "communes populaires engendrent en 1956 une révolte massive du Kham. L’intervention de l’aviation chinoise, avec le bombardement du grand monastère de Litang, interdit aux Khampas de consolider leurs positions. Un armistice fut conclu en novembre 1956.Les autorités chinoises renoncent publiquement à l'instauration des communes populaires. Mao Zedong déclara plus tard que "le Tibet n'était pas encore prêt pour l'établissement d'un régime communiste".
 

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Les photographies de l'expédition Tolstoy/Donovan au Tibet en 1942-1943

En septembre 1942,
William B. Donovan, chef de l’OSS,
avait envoyé deux agents à Lhassa pour obtenir le soutien du pouvoir tibétain au pont aérien conduit à partir de la Birmanie et de l’Inde dans la lutte contre le Japon. Ceux-ci, Ilya Tolstoï et Brooke Dolan II, avaient remis à Lhassa un message du président Roosevelt et livré discrètement trois postes radio.

>> voir les photos

 

 

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1951 - Beijing Mao Ze Dong et le chef de la délégation tibétaine Ngapoi Ngawang Jigmei _ Entrée des troupes chinoises à Lhassa.
 
Le "Grand Bond en avant" en 1958 est l’occasion pour les Chinois d’engager dans l’est tibétain leur campagne des "quatre liquidations" contre la rébellion, les opposants politiques, les privilégiés et les exploiteurs… Les monastères son transformés en casernes et en bureaux, les moines sont obligés de se marier et de travailler ; des villages sont rasés. À ce moment, les effectifs de l’insurrection comptent au sein de l'Armée des volontaires pour la défense nationale (AVDN, tensung tangla magar) 80 000 combattants. Mais même si en février 1959, la garnison chinoise de Tsethang (3 000 hommes) tombait entre leurs mains, ces succès locaux remportés souvent lors de charges de cavaliers achevant le combat à l’arme blanche pesaient cependant peu face au renforcement important de la présence militaire chinoise dont la supériorité numérique était renforcée par un appui aérien, un emploi des communications radio et une puissance de feu dont ne pouvaient disposer les Khampas.
 

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Le Penchen lama, Mao Ze Dong, le Dalai lama
 
Le 10 mars 1959, les Tibétains descendent dans les rues de Lhassa pour protester contre l’invasion de leur pays par la Chine et réclamer l’indépendance. Dans tout le Tibet la population se soulève. Il est, en effet, devenu évident que la cible des Chinois est alors le Dalaï Lama ; les Tibétains se rassemblent autour de sa résidence pour protéger celui qui incarne à leurs yeux le dernier espoir. L'armée chinoise répond par trois jours de répression féroce. Le Dalaï-Lama quitte le Tibet dans la nuit du 17 au 18 mars 1959. Il raconte ainsi son arrivée en Inde : "Nous dûmes offrir un bien pitoyable spectacle aux quelques gardes indiens que nous trouvâmes à la frontière : quatre-vingt voyageurs épuisés, aussi bien moralement que physiquement". Les tribus Khampas poursuivirent leurs opérations de guérilla un certain temps, avant d'être écrasées et à la fin 1960 les chefs khampas transférèrent leurs bases hors du Tibet, 4 000 combattants gagnèrent ainsi le petit royaume tibétain du Mustang, ces camps furent fermés par les gurkhas népalais en 1974. On estime à 87 000 morts les pertes des Tibétains au cours du soulèvement. C'est après ces émeutes qu' Eisenhower autorisa la formation de combattants tibétains sur le territoire américain et leur parachutage au Tibet, les premiers khampas arrivèrent sur la base secrète de Camp Hale, dans le Colorado, en juillet 1959. En deux ans, environ 400 combattants y furent formés.
 

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Fuite du Dalai Lama vers l'Inde en 1959
Le Potala de Lhassa - Clic pour zoomer
 
Caravane de chameaux de l'armée chinoise en 1950 - Tibet - Clic pour zoomer
 
Bus tibetain - 1954 - Clic pour zoomer
 

Photos de propagande
parues dans "la Chine" 1959 vantant les bienfaits de l'Armée Populaire de Libération au Tibet

 
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Dalai Lama et Panchen Lama

Le bouddhisme tibétain est organisé selon une hiérarchie traditionnelle. A sa tête figurent trois grands lamas: le Dalaï Lama, le Panchen Lama, le Karmapa

Le Dalaï Lama est le plus haut chef spirituel du Tibet. Les dalaï lamas furent les principaux dirigeants politiques du régime théocratique tibétain de 1642 à en 1959. Les dalaï lamas sont considérés comme des émanations du bodhisattva de la compassion. Les bodhisattvas sont des êtres éclairés qui ont choisi de renaître pour le bien de tous les êtres. Les dalaï lamas constituent une lignée de maîtres réincarnés. Au décès d'un Dalaï Lama commence une recherche de sa réincarnation. Le dalaï lama est reconnu par les principales écoles du bouddhisme tibétain comme chef spirituel.

Le Panchen Lama est le deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain Guélougpa (école dite des bonnets jaunes). Il se situe juste après le Dalaï Lama dans ce système hiérarchique. A la différence du Dalaï Lama, le Panchen Lama n'a pas d'obligation politique. Il est soumis aussi à la réincarnation de son prédécesseur. C'est lui, s'il est vivant, qui désigne le nouveau Dalaï Lama. Depuis l`exil du dalaï-lama en Inde , les Chinois voient dans le panchen-lama un atout politique. Ils ont intronisé Gyaltsen Norbu pour concurrencer Gendun Choekyi Nyima, reconnu en 1995 par le dalaï-lama comme la 11e réincarnation du panchen-lama. En 1996, la Chine a admis qu`elle détenait les deux enfants, nés en 1989 (date de la mort du précédent panchen-lama).

La principale fonction du Karmapa est la transmission ininterrompue de la doctrine Vajrayana