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A consulter sur le sujet
>> Archives video INA sur la bataille d'Alger
>> Historia Dossier : La bataille d'Alger
>> La bataille d'Alger Livre de Yacef Saadi (lien Alapage)
>> La bataille d'Alger Livre de Pierre Pelissier (lien Alapage)
>> La bataille d'Alger DVD - film de G. Pontecorvo (lien Alapage)
>> La guerre sans nom DVD - Documentaire de B. Tavernier (lien Alapage)
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Depuis 1936, Alger était le principal foyer du nationalisme algérien musulman ; tous les partis y avaient leur siège. C’est là que l’insurrection du 1er novembre 1954, la "Toussaint rouge", avait été organisée par les fondateurs du FLN-ALN (Front et Armée de libération nationale). Le chef du FLN à Alger, Rabah Bitat, finit par tomber aux mains de la police, le 21 mars 1955. Ramdane Abane, fut alors chargé de réimplanter le FLN dans la ville, il fit d’Alger la principale base arrière de l’ALN et un centre de communications avec les autres organisations du FLN en Algérie, en France et au Caire. La capitale apparaissait comme le véritable centre nerveux de la révolution algérienne. Abane disposait également de groupes armés. Leurs principales cibles étaient les indicateurs de police, les policiers et gardiens de prison trop zélés, les "contre-terroristes", et tous ceux qui défiaient l’autorité ou la discipline du FLN (particulièrement les messalistes du MNA), il n’était pas encore question d’attentats aveugles contre la population européenne. Abane avait désapprouvé en privé les massacres de civils.
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Arrestations durant la bataille d'Alger
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Tout
se précipite quand Robert Lacoste décide, le 19 juin, de faire exécuter
les premiers condamnés à mort, et lorsque le contre-terrorisme européen
se déchaîne en détruisant un pâté de maisons de la Casbah.
Simultanément le congrès de la Soummam, sorte d'états généraux de
l'insurrection, institue un Comité de coordination et d'exécution (CCE)
qui doit diriger le développement d'un terrorisme urbain visant la
population européenne. L'explosion des premières bombes (30 septembre)
ouvre un quatrième trimestre sanglant qui se clôt par l'assassinat
d'Amédée Froger, et la chasse à l'Arabe - les ratonnades - qui
accompagne ses obsèques. Dès le 3 janvier 57 une bombe éclate dans le
trolley de la ligne Hydra-Grande Poste, qui tue un passager et en
blesse treize autres, dont trois seront amputés.
Dans l'urgence, le gouvernement met en oeuvre des pouvoirs spéciaux que le parlement lui a accordé le 12 mars 1956. Le 7 janvier, Robert Lacoste explique à Massu, commandant de la 10e DP
: "Je vais vous confier l'ordre dans le département d'Alger. Vous aurez
tous les pouvoirs. Avec votre division, vous allez reprendre tout en
main." Massu dispose de ses quatre régiments parachutistes (800 par
régiment), des troupes de la garnison du Grand Alger (zouaves, CRS,
gendarmes départementaux et mobiles) et des services de police urbaine
et judiciaire
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Arrestations durant la bataille d'Alger
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| Les quatre régiments parachutistes sont affectés chacun à un secteur d'Alger et de sa banlieue. Ils constituent un quadrillage offensif dans quatre quartiers à
majorité musulmane. L'officier de renseignements de chaque régiment est
chargé de diriger la collecte d'informations qui permettra d'identifier
les responsables du FLN, de ses groupes armés. Il existe une équipe
assez clandestine pour ne jamais apparaître dans l'organigramme de la
10e DP. Elle est dirigée par le commandant Aussaresses et composée de
sous-officiers choisis par lui. C'est l'équipe qui, par tous les
moyens, cherche le renseignement et se charge des basses oeuvres.
Le
FLN lance un appel à la grève générale pour le 28 janvier 1957 mais
l’armée brise le mouvement en forçant les échoppes à rouvrir. Au
stade d’Alger, à El-Biar, au casino de la Corniche, les
indépendantistes du FLN poursuivent leur campagne d’attentat. Mais sur
ce point encore, la répression aveugle de l’armée française commence à
porter ses fruits. Les coupables comme les suspects sont torturés,
parfois exécutés, et les hommes du général Massu reconstituent la
pyramide qui mène à la direction du FLN à Alger. D''énormes dégâts sont
infligés au FLN qu'un de ses responsables énumère ainsi :
"Démantèlement de l'appareil politico-militaire, [...] occupation de la
Casbah par les "paras" ; répression sous toutes ses formes, frappant
les couches sociales aisées comme les couches pauvres de la
population". Six semaines après le début des opérations, en février,
les chefs du FLN comprennent qu'ils ont perdu. A l'insu de leurs
troupes, ils décident de quitter Alger. Larbi Ben M'hidi, sans doute le
chef historique le plus prestigieux du FLN, est arrêté par les
parachutistes. C'est aussi le sort que connaît, quelques mois plus
tard, Yacef Saadi. Fin septembre 1957, Alger est sous le contrôle de
l'armée française
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Réouverture forcée des boutiques lors dela grève - Action psychologique dans la casbah
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Défaite du FLN ne veut pas dire victoire pour la France.
un des objectifs de l'armée :était rallier la population. Or, les
dommages collatéraux du maintien de l'ordre ont abouti à un résultat
opposé à celui recherché : terrifiée par la violence qu'elle a vue à
l'oeuvre dans la Casbah, la population algérienne ne s'interroge plus
sur son adhésion au FLN ; elle est désormais de coeur avec lui. La
disparition de l’organisation politico-militaire nationaliste
n’impliquait pas celle du sentiment national algérien, enraciné dans la
religion musulmane et très largement répandu à Alger avant 1954. Malgré
le choix de nombreux militants et intellectuels de rejoindre le maquis
ou de quitter le pays, un esprit de résistance était entretenu dans
leurs familles par le souvenir des morts, des disparus, des prisonniers
et internés, par la proximité de la prison de Barberousse, en haut de
la Casbah, et par les bruyantes manifestations qui saluaient les
exécutions capitales dans la cour.
En
juillet 1957, une commission d’enquête installée trois mois plus tôt
par le Premier ministre socialiste rend un rapport accablant sur les
pratiques de l’armée en Algérie, mais le journal Le Monde est saisi
lorsqu’il en publie quelques extraits. En France, quelques
intellectuels dénoncent la torture, Jean-Jacques Servan-Schreiber, le
patron de L’Express, publie ses carnets, intitulés Lieutenant en
Algérie, dans lesquels il dénonce les pratiques de certains militaires…
mais le travail de mémoire n’a jamais été réalisé - pas plus qu’en
Algérie.
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Général Jaques Massu
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( 5 mai 1908 à Châlons-sur- Marne - 26 octobre 2002 à Conflans -sur-Loing) Il est officier en Afrique équatoriale lorsqu'il rejoint les Français libres. Il participe à la bataille de Fezzan avec la colonne Leclerc. En 1941, il est à la tête du bataillon de marche du Tchad. Comme lieutenant-colonel à la 2e D.B. il participe aux batailles du théâtre de l'ouest européen jusqu'à la fin du Troisième Reich. Méhariste au Tibesti, il a transformé son "vaisseau du désert" en "pétrolier" pour un rendez-vous de ravitaillement avec les camions de Bagnold du Long Range Desert Group qui prenaient les FFL de Leclerc comme passagers. En septembre 1945, il débarque à Saigon et participe au dégagement de la ville et du sud de l'Indochine.
Général de brigade en 1955, commandant de la 10e division parachutiste avec laquelle il gagne en 1957 la bataille d'Alger avec des méthodes brutales. Il reçoit en juillet 1958 ses étoiles de général de division et prend, en décembre, la tête du corps d'armée d'Alger en exerçant simultanément les fonctions de préfet régional pour l'Algérois. Ayant critiqué la politique du président de la République, celui-ci le démet, en janvier 1960, de son poste de commandant du corps d'armée d'Alger. Son renvoi provoque la semaine des barricades à Alger.
En 1962, il est nommé gouverneur militaire de Metz. En mars 1966, il est nommé commandant en chef des Forces françaises en Allemagne, en résidence à Baden-Baden où, le 29 mai 1968, Charles de Gaulle viendra le consulter. Il se retirera à partir de juillet 1969 consacrant de nombreuses années à l'écriture de ses mémoires. |
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Ramdane Abane
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Né le 10 juin 1920 à Azouza. Abane est ensuite mobilisé et affecté pendant la Seconde Guerre mondiale, avec le grade de sous-officiere. Démobilisé, il entre au Parti du peuple algérien (PPA) et milite activement.
Fortement marqué par les massacres du 8 mai 1945 il entre en clandestinité pour se consacrer à "la cause nationale" au sein du PPA-MTLD. Il est désigné, en 1948, comme chef de wilaya, d’abord dans la région de Sétif, puis dans l’Oranie. Durant cette période, il est également membre de l’Organisation spéciale (OS), bras armé du Parti, chargé de préparer la Révolution. Arrêté il est jugé en 1951,et condamné à 5 ans de prison pour "atteinte à la sûreté intérieure de l’état".
Après sa sortie de prison, le 18 janvier 1955 il entre en clandestinité et prend en charge la direction politique de la capitale. C'est Abane Radmane qui décide avec Larbi Ben M'Hidi et Yacef Saadi de déclancher la bataille d'Alger, durant laquelle, chargé avec Ben M’hidi de superviser l’action militaire, il coordonne l’action et la propagande politiques en direction de la population algérienne.
En mars 1957, après l’arrestation et l’assassinat de Ben M’hidi, et la traque de Yacef Saadi, les réseaux FLN à Alger, poussés par la 10ème division parachutiste du général Massu, s'effondrent. Abane avec les 3 autres membres du CCE doivent alors quitter la ville. Il gagne Tunis via le Maroc, après une longue marche de plus d’un mois, et la traversée de tout l’ouest algérien.
Dans la capitale tunisienne, il se heurte aux colonels de l’ALN. À ces derniers qui investissent en force les organes dirigeants de la Révolution (CCE et CNRA), il reproche une dérive autoritariste et l’abandon de la primauté du politique et de l’intérieur, adoptée à la Soummam, ce qui lui vaut des inimitiés. Attiré dans un guet-apens organisé par les colonels du CCE (Krim Belkacem, Abdelhafid Boussouf, Lakhdar Ben Tobbal, ...) encouragés par Ben Bella alors détenu à la prison de la Santé, il est assassiné le 27 décembre 1957 dans une ferme proche de la ville marocaine de Tétouan).
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