ACCUEIL arrow ........ CE JOUR LA arrow 25 juin 1950 : les Nord-coréens franchissent le 38e parallèle
25 juin 1950 : les Nord-coréens franchissent le 38e parallèle
Ce jour là dans les années 50
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Combats de rue à Seoul - septembre 1950

Pour approfondir le sujet
>> Archives video INA sur la guerre de Corée
>> Un dossier complet sur la guerre de Corée
>> Buck Danny - Guerre de Corée BD de Hubinon et Charlier (lien Alapage)
>> Guerres du 20e siecle : la Corée DVD documentaire (lien Alapage)
>> La Guerre de Corée De P. Souty (lien Alapage)

 

 
 
"Si les meilleures tetes pensantes du monde s'étaient mise à la recherche du pire endroit de la planète , politiquement et militairement, pour conduire cette fichue guerre, ils auraient choisi la Corée à l'unanimité"" Dean Acheson, Secrétaire d'Etat à la Défense

Dans la nuit du 24 au 25 juin 1950, à 4 heures du matin, sept divisions de l'armée nord-coréenne, sous la protection d'un formidable barrage d'artillerie, franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui, depuis 1945, marque la ligne de démarcation militaire entre le nord, sous influence soviétique, et le sud, influence américaine et continuent leur progression vers le sud. Ils disposent de 150 chars T-34/85 soviétiques et de près de 200 avions d'attaque au sol type Yak qui leur assurent la maîtrise du ciel. L'invasion décidée par le leader Kim Il-sung est un succès. Le 28 juin, Séoul, la capitale du Sud, est prise. C'est le début de la guerre de Corée.

Le président américain Harry Truman, décidé à soutenir les autorités du Sud,
convoque le Conseil de sécurité de l'ONU, et profitant de l’absence du délégué soviétique au Conseil de sécurité des Nations Unies il demande à l'ONU de voter des sanctions contre la Corée du Nord. (Yakov Malik, représentant Soviétique aux Nations-Unies, avait quitté le Conseil de Sécurité, en janvier 1950 , pour protester contre la non-représentation de la Chine Populaire en lieu et place de la Chine Nationaliste)

Seize pays, dont la France, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg,
participent à une force internationale sous commandement américain. La Corée du Nord elle, est soutenue diplomatiquement et armée par l'URSS et jouit de l'aide militaire de la Chine populaire.
 

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Kim il sung célèbre en 1948 la création de l'arméee Nord-coréenne

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Un char T34 Nord-coréen
 
À la conférence de Yalta, les Alliés avaient convenu qu’en Corée les forces japonaises stationnées au nord du 38e parallèle se rendraient aux Soviétiques, et celles qui occupaient le Sud aux Américains. "un colonel du Pentagone contempla une carte scolaire pendant une petite demi-heure, et, avec un complet dédain pour la topographie, pour les lignes commerciales ou de communication, pour les limites des institutions politiques ou juridiques locales ainsi que pour celles des propriètés foncières, proposa de trancher le pays en deux à hauteur du 38éme parallèle". Clay Blair, historien. Le colonel étaient deux en fait : Dean Rusk et Charles Bonesteel.

Le 8 août 1945 l'Union Soviétique déclara la guerre au Japon et envoya des troupes vers la Corée. L'accord conclu a Yalta entra en application.
Les USA récupérent la majeure partie de la population et 2 grands ports : Inchon au Nord-Ouest et Pusan au Sud-Est. Les Russes récupéraient la moitié la plus industrielle de la péninsule.

En 1947 les Nations unies chargent une commission d’organiser des élections en Corée.
Toutefois la zone d’occupation soviétique resta interdite à cette commission et les élections ne furent organisées que dans la zone américaine et le 19 juillet 1948, la République de Corée fut proclamée à Séoul. En zone soviétique d'autres élections, non surveillées par l'ONU furent organisées qui aboutirent à la proclamation de la République populaire démocratique de Corée avec à sa tête Kim Il-sung, secrétaire général du Parti du travail de Corée et ancien résistant à l'occupation japonaise.

 

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Le président Sud-coréen Syngman Rhee en 1950 à bord de l'USS Wisconsin

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Prisonniers Nord-coréens - juillet 1950
 
De 1948 à 1950, les forces communistes dans tout l'Extrême-Orient lancent une offensive générale contre les pouvoirs en place. Les puissances coloniales, France, Angleterre et les Etats-Unis se considèrent menacés par "l'expansionnisme communiste". En 1950, Foster Dulles déclare à Séoul que "la Corée du Sud est sur la ligne de front de la liberté, soutenue dans cette bataille par le peuple américain". Ce qui marque un revirement par rapport aux positions américaine précédentes.

D'après les archives soviétiques, Kim Il-sung avait pris la décision d'envahir la Corée du Sud dès septembre 1949,
mais Staline considérant à cette date qu'une telle initiative était inopportune l’ambassadeur soviétique à Pyongyang, le général Shtykov,fut charger d’informer Kim Il-sung que "l'Armée populaire coréenne […] n’était pas prête pour une attaque", que celle-ci entraînerait "des difficultés politiques et économiques significatives pour la Corée du Nord" et que par conséquent une telle attaque n’était pas "permise".

Cependant au Sud, l'autoritarisme du dictateur Syngman Rhee provoque grèves et foyers de "guérillas communistes".
En 1950 les Nord-Coréens ont renforcé leur armée et ont désormais un net avantage. Lors d’une visite de Kim Il-sung à Moscou, en avril 1950, Staline avalise les projets annexionnistes du dirigeant nord-coréen, Mao Ze Dong donnera aussi son accord un mois plus tard.
 

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Le président Truman et le général MacArthur octobre 1950

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Délégués Nord-coréens aux négociations de Kaesong en 1951
 
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Actualités américaines 1950
L'invasion de la Corée du Sud surprend les États-Unis, quelques jours avant, le 20 juin, Dean Acheson, Secrétaire du Département d'État, avait même déclaré au Congrès qu'une guerre était impro- bable. Omar Bradley, général américain, parla d'outrage moral et déclara "Si nous cédons, ce sera certes l'apaisement, mais il faut tirer la ligne quelque part et la Corée offre une occasion de le faire aussi bonne qu'une autre"

Personne n'imaginait à quel point l'In Min Gun (Arméee populaire Nord-coréenne)
pouvai être redoutable. L'attaque nord-coréenne est dévastatrice, les forces sudistes, surclassées en nombre et en puissance de feu, sont en déroute et battent en retraite. L'armée de la République de Corée ne dispose que de 8 divisions, mais seulement 4 sont déployées à la frontière, elles ne disposent d'aucune aviation, ni d'aucun soutien blindé. En une semaine de combat 34 000 soldats sud-coréens sont tués, blessés, capturés ou portés disparus, soit un tiers de l'effectif du Sud.

Du 25 juin au mois d'août 1950, l'offensive du Nord est victorieuse et repousse
les débris de l'armée sud-coréenne ainsi que la 8e armée américaine envoyée en renfort jusqu'àu port de Pusan au sud-est. Les troupes américaines étaient mal préparées et mal encadrées "Ils avaient passés beaucoupe de temps à des conférences ou on leur expliquait la différence entre le communisme et le libéralisme (...) on leur avait appris à conduire prudemment (...) à éviter les maladies vénériennes, à écrire à leur maman (..;) Mais pas à ramper dans la boue avec des balles sifflant au dessus de leur tête" Colonel John Michaelis


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Massacre de Taejon, commis par les troupes Nord-coréennes en retraite - octobre 1950
 
Le 15 septembre, le général MacArthur, commandant en chef du contingent onusien, débarque derrière les lignes Nord-coréennes. Le 28 septembre Séoul est reprise, et le 30 septembre les Nord-Coréens sont repoussés au-delà du 38e parallèle.

Une contre-attaque, à laquelle participent un demi million de soldats chinois,
repousse les forces des Nations unies au-delà du 38e parallèle entrainant dans leur retraite plus d'un million de civils nord-coréens fuyant le régime communiste ; Séoul est repris par les Nord-coréens. Mac Arthur, partisan d'une guerre totale contre "le communisme", pousserajusqu'à la frontière entre la Chine et la Corée du Nord, il envisagera la guerre contre la Chine et l'Urss s'il le faut et même des frappes nucléaires sur les sites industriels du nord-est de la Chine. La 3eme guerre mondiale n'est pas loin.

Le général MacArthur est destitué
et remplacé par le général Ridgway qui parvient à stabiliser le front proximité de l'ancienne frontière en avril 1951.

L'armistice est finalement signé en juillet 1953
dans le climat de détente internationale que suscite la mort de Staline quatre mois plus tôt, Il est toujours en vigueur dans l'attente d'un hypothétique traité de paix.

Le nombre des victimes de la "forgotten war" varie selon les estimations.
Celles des Nations unies tournent autour de 2 500 000 morts, d'autres parlent de quatre millions de victimes. Un des conflits les plus meurtriers de la deuxième moitié du XXe siecle. Des massacres de civils et de prisonniers eurent lieu dans chaque camp.
 

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Des hommes suspectés d'etre des partisans communistes sont emmenés par des soldats Sud-coréens pour etre éxécutés - 1950
Bd publiée en 2005 par la Washington Post - Clic pour zoomer
 
Sauf conduit distribués par l'armée américaine pour encourager les désertions Nord-coréennes - Clic pour zoomer
 

Les forces françaises en Corée

L'aviso Bougainville fut intégré aux forces navales de l'O.N.U. principalement américaines, britanniques et du Commonwealth. Il partcipe à des missions d'escorte et de protection, notamment anti-sous-marine et anti-aérienne.
 
Le colonel Monclar et MacArthur - Clic pour zoomer
 

Le Bataillon Français de l'ONU est créé le 25 août 1950, 1 017 volontaires placés sous le commandement du Lieutenant-Colonel Monclar. Le 29 novembre 1950, le Bataillon Français débarque à Pusan en novembre 1950 pour être intégré aux forces de l'O.N.U. Il particpa à tous les combats de janvier 1951 jusqu'à la cessation des hostilités en 1953.

>> Pour en savoir plus sur les forces françaises engagées en Corée



 
Kim Il-sung - Clic pour zoomer
 

Kim Il-sung

Kim Il-sung (15 avril 1912 - 8 juillet 1994) a dirigé la Corée du Nord de 1948 jusqu'à sa mort. Il nait deux ans après l'annexion de la Corée par le Japon, le 15 avril 1912, à Mankyuengdai, dans la banlieue de Pyongyang, sous le nom de Kim Sung-ju ("le pilier du pays"), De 1938 à 1945 il conduit la lutte contre l'armée japonaise.

Le 10 octobre 1945, Kim Il-Sung devient le président fondateur du parti Communiste et en Septembre 1948 il préside la République Populaire Démocratique de Corée. Après la guerre de Corée (1950-1953), Kim Il-Sung élimine ses derniers rivaux et renforçe le culte de sa personnalité. Il contrôle l’armée et la population, les frontières sont fermées, les libertés sont supprimées et les contestataires envoyés dans des "camps de rééducation par le travail".

Il fonde la première "dynastie communiste" en assurant sa succession par son fils aîné, Kim Jong-il. Kim Il-sung décédé en 1994 et devenu "président pour l'éternité".

 
MacArthur et l'empereur Hiro Hito - Clic pour zoomer
 

Douglas MacArthur

Douglas MacArthur (26 janvier 1880 - 5 avril 1964) prit part à trois guerres majeures (la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée) et arriva au grade Général de l'Armée.

Pendant la première guerre mondiale,
Mac Arthur commande et organise la 42nd "rainbow division" qui est essentiellement composée de gardes nationaux. En 1919, il reprend ses études et sort diplômé de West point.

En 1941 aux Philippines,
il doit défendre l'île contre une offensive Japonaise ses troupes subissent de lourdes pertes. En 1942, il est promu commandant en chef des forces du Pacifique sud ouest. Malgré des méthodes très controversées, sa stratégie pour la reconquête des îles engendra de lourdes défaites, il est décoré et devient général 5 étoiles. Le 2 Septembre 1945, jour de la reddition Japonaise, c'est lui qui recevra en main propre la capitulation Japonaise.Il est placé à la tête des troupes d'occupation du Japon

Lors du procès de Tokyo, il permit à de nombreux accusés,
dont des membres de la famille impériale, d'échapper à la justice du tribunal. "Cette campagne menée à bien pour absoudre l'Empereur de sa responsabilité à l'égard de la guerre ne connut aucune limite. Hirohito ne fut pas seulement présenté comme étant innocent de toute action formelle qui aurait pu le rendre susceptible d'une inculpation comme criminel de guerre. Il fut transformé en une icône sainte ne portant même aucune responsabilité morale à l'égard de la guerre" John Dower.

Lors de la guerre de Corée en 1950 il propose d'étendre le conflit à la Chine
afin d'éradiquer définitivement la "menace communiste", il demande à plusieurs reprises l'autorisation de procéder à des frappes sur la Mandchourie et les grandes villes chinoises. en utilisant des bombes atomiques. Désapprouvé par Truman il est remplacé en 1951. "Dans la mesure où nous considérons l'Union Soviétique comme l'adversaire principal, et l'Europe occidentale comme l'enjeu principal, la stratégie préconisée par MacArthur nous aurait lancés dans la mauvaise guerre, au mauvais endroit, au mauvais moment et contre le mauvais ennemi" Général Omar Bradley. En 1952 il se présente aux élections présidentielles sans succès.

 

Syngman Rhee

Syngman Rhee (26 mars 1875-19 juillet 1965), est le premier président de la république de Corée du Sud (1948-1960). Né à Pyongsan (aujourd'hui en Corée du Nord) Il fait des études aux États-Unis. En 1919 il devient chef du gouvernement coréen en exil, basé à Hawaii (la Corée est alors occupée par les japonais). Il est élu en 1948 président de la république de Corée, qu'il gouverne de façon dictatoriale avec le soutien des États-Unis.

Rhee est réélu en 1952, 1956 et 1960.
Son pouvoir devenant de plus en plus totalitaire, le 19 avril 1960, de violentes manifestations, auxquelles participent des milliers d'étudiants, éclatent à travers le pays. Elles font plusieurs centaines de morts et de blessés. L'état de siège est proclamé et les parlementaires votent le départ du président Rhee, Il démissionne et à quitte la Corée pour Hawaii.

 
Syngman Rhee et sa femme sur le front en 1950 - Clic pour zoomer