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| Brigitte Bardot |
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| Marie-Helene de Rothschild et Alexis de Rede. |
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| Orson Welles au "Bal du siècle |
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| Léonor fini au "Bal du siècle" |
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Nous sommes au tout début dela décennie ou un peu avant. Le monde du luxe organise des fêtes sur la Côte, à Biarritz, Paris ou Venise. Peintres, écrivains, acteurs, couturiers, aristocrates font les beaux jours de bals costumés, générales, soupers, cocktails, vernissages, inaugurations, offerts par des mécènes comme Carlos de Beistegui ou la vicomtesse de Noailles. La fête a duré jusqu'à la fin des années 1960 lorsque le baron de Redé donnait encore des bals. Derrière les masques somptueux, un monde qui conservait une respectable distance avec le commun des mortels, et où se croisait les Windsor, les Rotschild, les Polignac,Christian Dior, Jacques et Geneviève Fath. Cocteau passait et repassait.
Georges de Cuevas de Bustillo y Terran, marquis de Piedrablanca de Guana, pourra réaliser ses rêves les plus fous en épousant l'immense fortune de Margaret Rockfeller. Arriver sur une civière à bord d'une Rolls-ambulance lors de soirées mondaines, nourrir ses pékinois de violettes fraîches afin de rendre leurs flatulences parfumées ou provoquer l'un des derniers duels en 1958 avec Serge Lifar, telles sont les extravagances de cet aristocrate fantasque au faste enchanteur, maître de ballet et maître d'armes, " le divin marquis ".
Alexis de Rede était un esthète. En 1949 il restaura l'Hôtel Lambert à Paris. Il était connu également pour les grands bals qu'il donna, pour son élégance et pour être un grand collectionneur. En 1962, il hérita de la moitié de la fortune de Arturo Lopez qui l'avait payé $1,000,0000 pour devenir son amant. Il vécut toute sa vie dans un faste et un luxe incroyable, comme en témoigne le bal oriental de 1969, qu'il organisa à l'hôtel Lambert où des éléphants blancs et des automates jouant de différents instruments de musique accueillaient lesinvités.
Petit-fils de propriétaires de mines d'argent au Mexique, obligés de fuir ce pays après l'échec de l'éphémère empereur Maximilien en 1867. Pas franchement sympathique, et ne cherchant aucunement à l'être, Charles de Beistegui n'eut qu'une occupation tout au long de son existence mettre en scene sa vie, ce qui l'occupa à plein temps.
Alors que l'Europe se remet à peine d'une guerre, il achète un palais vénitien, le Palazzo Labia. Il le restaure ce qui pour lui avait signifie recréation complète d'un environnement, avec les meubles et objets d'art et y donne le 3 septembre 1951, une fête digne de l'âge d'or de la Sérénissime, "le bal du siècle" (qui aurait coûté la bagatelle de 175 millions de francs). Ceux qui n'ont pas reçu de carton font des bassesses pour être de la fête. En vain. Ils ne verront pas Charles de Beistegui accueillir ses invités perché sur des sandales à semelles très épaisses lui permettant de mieux dominer son monde qui fait son entrée dans un spectacle mis en scène par leur hôte, fête unique en son genre dans laquelle se croisent dans un tourbillon de costumes :Cecil Beaton, Orson Welles, le marquis de Cuevas... ! Dali y f it une entrée remarquée : Gala et lui, accompagnés de trois amis (dont Christian Dior, qui a réalisé les costumes) sont déguisés en géants de sept(!) mètres de haut. Ils éclipsent évidemment tous les autres costumes, aussi splendides soient-ils
Le Bal du siècle
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