ACCUEIL arrow ........ Blog / SPECTACLES, PEOPLE arrow La Callas : scandale à Rome
 
La Callas fait scandale à l'opéra de Rome
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La Scala de Rome 1958 - La Callas quitte la scène a la fin du premier acte - Son mari tente de la convaincre de retourner en scène
 
Pour approfondir le sujet :
>> La Callas - De L'enfer A L'olympe, Passions Et Scandales
de Martin Monestier (lien Alapage)
>> Maria Callas : La Callas...Toujours (Paris 1958) DVD du concert de 1958 (lien Alapage)

 
En dix ans, de 1948 à 1958, La Callas à un rythme effréné enchaîne les représentations et les enregistrements, sans que jamais la qualité de son travail en pâtisse. Mais l'année 1958 commence mal. Après un premier acte de Norma qui avait été sifflé, fatiguée, indisposée, la plus grande diva du siècle, déclare forfait : elle ne chantera pas le second acte, en ce 2 janvier 1958 sur la scène de l’Opéra de Rome. La Callas part vers sa loge en hurlant "La Norma s'arrête la". Le public supporte 40 minutes d'interruption, son mari et Elsa Maxwell supplient La Callas de revenir sur scène, sans succè. Le président de la République, Giovanni Gronchi, quitte la salle, furieux. Le lendemain les murs de Rome se couvrent d'inscriptions "Callas va t'en". Trois député interpellent le gouvernement sur "l'affaire".La Callas est priée de repartir chez elle, sans assurer les représentations suivantes.

Elle est aussi devenue persona non grata à la Scala avec laquelle elle a déjà un lourd contentieux, depuis qu'elle a refusé une représentation supplémentaire
de La Somnambule, de Bellini, en tournée à Edimbourg, en 1957. Le contrat avec la Callas prévoyait quatre représentations, cinq sont cependant annoncées. Maria Callas insiste sur son contrat, est d’accord qu’officiellement ce soit pour des raisons de santé qu’elle ne chante pas dans la dernière. Elle est remplacée par la jeune Renata Scotto. Mais quelques jours plus tard, des photos paraissent dans les journaux du monde entier qui montrent Maria Callas,le soir prévue pour la cinquième représentation, à une fête de la chroniqueuse à scandales, Elsa Maxwell à Venise, dans les salons de l'hôtel Danieli. En effet pour s'attirer les bonnes grâces de l'Amérique dans sa lutte contre La Tebaldi, Maria Callas s'était faite l'amie de la toute puissante "commère de Hollywood", dont les articles et les émissions faisaient l'opinion publique. Elsa Maxwell avait alors abandonné le camp de la Tebaldi pour celui de la Callas. Le 3 septembre 1957, sa fête vénitienne rassemble 160 invités, tous riches et célèbres. C'est là que Maria Callas croise pour la première fois Aristote Onassis.

 
 
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La Callas et Elsa Maxwell - Aly Khan, Elsa Maxwell, La Callas 1958
 
Elsa Maxwell

Elsa Maxwell (1883-1963) chroniqueuse, auteur et hôtesse professionnelle de la jet set.
Elle débute comme pianiste accompagnatrice. Puis en 1905 elle joue les utilités dans une troupe de théâtre shakespearienne, elle passera ensuite aux scènes de vaudeville et au music-hall en Afrique du Sud.


A la fin de la première guerre mondiale, elle devient hôtesse professionnelle de la jet-set. Elle organisera des réceptions pour la principauté de Monaco et à Venise. En 1938 elle tente sa chance à Hollywood, tournant dans quelques films sans succès, elle entame alors sa carriere de chroniqueuse mondaine de presse et de radio tout en continuant à organiser fêtes et réception. Elle a écrit quatre livres.

Devenue l'amuseuse la plus recherchée du globe, elle fut aussi célèbre grâce à ses "soirées-meurtres " (Murder-parties). Egalement fervente des bals costumés elle imposait souvent à ses invités hommes de se costumer en femmes, et aux femmes en homme.

En 1953 elle a publié un numéro unique d'un magazine "Elsa Maxwell's Café Society", avec Zsa Zsa Gabor en couverture. Dans sa biographie de Callas Anne Edwards présente Maxwell comme une lesbienne qui a tenté de séduire La Callas.
 
 
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La Callas Paris 1958 La Norma "Casta diva"
Le théâtre de la Scala est le grand spécialiste des manifestations bruyantes, jusques et y compris au cours des entractes. Certains pratiquent les huées pour la beauté du sport, quand ils ne sont pas payés pour…Jusque dans les années 80, la "claque" avait cours à la Scala… Un groupement de spectateurs était payé par tel ou tel chanteur pour acclamer ou pour huer.

A la suite de ce scandale La Callas connaît alors une période de disgrâce.
Refusant d'alterner les divers rôles que le Met de New York lui propose, elle prononce une formule célèbre: "Ma voix n'est pas un ascenseur". Callas se consolera en faisant ses débuts à l'Opéra de Paris,devantun public qui lui est tout acquis. Pour ce récital diffusé en eurovision et devant plus de 100 millions de téléspectateurs, Maria Callas incarne Tosca, Leonora du Trouvère, Rosine du Barbier de Séville, et surtout Norma. Le succès de cette soirée marquera le début de son histoire d’amour avec le public parisien qui devait se terminer brutalement sept ans plus tard, toujours avec Norma.
 
 
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La Tebaldi en 1955 dans Othello - La Tebaldi en 1960
 
La Callas et La Tebaldi

En 1951, La Tebaldi déclare forfait un soir de représentation de « Aïda »… Une star montante, Maria Callas, la remplace sur la scène de la Scala… jusque là, le temple de Renata Tebaldi, dont l'angélisme miraculeux, autre prodige vocal de l'époque, est aussi ensorcelant dans les aigus que le timbre de Callas peut être sombre et lugubre. Faire des rivales de ces deux-là était une aubaine journalistique ! Pourtant, hormis de rares rôles, dont celui de Violeta ("La Traviata") ou Tosca., les deux chanteuses ne se faisaient pas vraiment concurrence.

La Callas à la Scala, La Tebaldi s’empare de New York, où elle enchaîne les triomphes au Metropolitan Opera. En 1955, elle triomphe dans le rôle de Desdémone. Elle interprète ensuite beaucoup de personnages pucciniens.

La sulfureuse diva hellénique mit du sien pour jeter de l'huile sur le feu : "Est-ce qu'elle peut chanter un soir Lucia, un autre Violetta, un autre encore la Gioconda et le lendemain Médée? Non. Alors, qu'on ne me dise pas que nous sommes rivales. Nous comparer, c'est comme comparer du champagne et du Coca-Cola ! " Et à son arrivée à New-York Callas relancera la polémique en déclarant dans un article du Time Magazine "Renata Tebaldi est une artiste privée de colonne vertébrale". ce à quoi la Tebaldi répondit : "Il est possible que je n'ai pas de colonne vertébrale, mais en revanche je possède quelque chose que Mme Callas n'a pas: un cœur." Les rôles sont distribués, Tebaldi dans celui de la gentille cantatrice, Callas dans celui de la méchante.

Leur rivalité, savamment entretenue par les médias, prit officiellement fin en 1968,
lorsque Maria Callas vint féliciter Renata Tebaldi à l’issue d’une représentation de "Adriana Lecouvreur".

 
 
 
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