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| Edward James mécène excentrique et créateur d'une cité surréaliste
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Pour approfondir le sujet :
>> un site consacré à Las Pozas
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Né en 1907 en Ecosse, fils de la nièce anglaise de la Comtesse de Budley et filleul du roi d´Angleterre, Edward James, qui hérita du domaine de West Dean (Chichester, Sussex), de l´immense fortune de ses aïeux. Il étudie à Eton et Oxford Il voyage en Europe, fréquente Delvaux, Zweig, Margritte (qui le prend comme modèle pour "Reproduction interdite", Freud ou Stravinski auquel il commande des compositions, il finançet Dalí, se prend d'amitié pour Eleonora Carrington, Kurt Weill, Brecht ou Balanchine, Man Ray. Sous le pseudonyme d´ "Edward Selsey", il publie des recueils de poésie et finance de le magazine surréaliste "Le Minotaure". Edward James monte sa propre compagnie de ballet: "Les Ballets 1933",et produit les fameux "Sept Péchés Capitaux" de Kurt Weill et de Berthold Brecht, compagnie qui, si elle ne vécut qu´un an eût le mérite de lancer Balachine comme chorégraphe. Aux états-unis pendant la seconde guerre mondiale il rencontre Aldous Huxley qui lui fait connaître le mouvement spirituel hindou Vedenta.
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Edward James by René Magritte, La Reproduction Interdite - James dans sa maison deWimpole (derriere lui un Picasso) - James à Las Pozas
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En
1945, au cours d'un voyage au Mexique, Edward James tombe sous la
séduction de Xilitla (à 350 kilomètres de Mexico, dans la région de la
Huasteca, Etat de San Luis Potosí), et de son climat tropical, il s'y
établit et se lance, sur le site de Las Pozas, dans un extravagant
projet architectural élevé en pleine forêt, fait de constructions
surréalistes de béton : temples, fontaines, ponts, obélisques, portes
arquées, tours, serpents géants, bassins d'eau, escaliers (qui ne
mènent nulle part, si ce n'est dans le vide ou vers le ciel). Des
chutes d'eau agrémentent l'ensemble. Laissé volontairement inachevé, le
site devait s'ouvrir sur une volière géante, surmontée d'une cage à
singes et d'un cinéma au second étage.
Pendant vingt ans, aidé d'une quarantaine d'ouvriers et d'artisans, il
dessine, fait fabriquer les moulages et réalise l'un des plus grands et
des moins connus monuments architecturaux du XXe siècle dédié au
surréalisme. "J'ai construit ce sanctuaire pour mes idées et mes
chimères", disait-il. Il a financé ce délire architectural en vendant une partie de sa collection d'art surréaliste. Le tout lui a coûté 5 millions de dollars. "Le seul fou authentique" disait de lui Dali. Il est mort en 1984.
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