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Pour approfondir le sujet
>> isetta.de
>> Isetta Gold Portfolio 1953-1964 ouvrage de RM Clatke (lien Alapage)
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La forme ovoïde de l’Isetta lui donne une "personnalité pour qu’elle soit plus qu’une simple miniature de voitures conventionnelles" affirme Renzo Rivolta, le patron d'Iso, lors de la présentation du modèle au Salon de Turin en 1953 Dès la fin de la guerre on assista à une floraison de "micro" voitures, à trois ou quatre roues, électriques ou à deux temps empruntées à des motos, ces voitures minimum firent le bonheur d'une clientèle en mal d'automobile pour cause de pénurie. La décennie 45/55 vit ainsi l'éclosion de nombreux petits constructeurs, plus ou moins bien inspirés, mais aussi des visionnaires proposant des voiturettes étonnement modernes.
L’Italien Renzo Rivolta, patron d’Iso SpA Refrigeradors de Milan, fabriquait des réfrigérateurs, des scooters et des petites motos. C'est en 1952 que les ingénieurs Ermenegildo Preti et Pierluigi Raggi imaginèrent un petit véhicule motorisé par un moteur de motocyclette et ayant des formes modernes et pratiques. Le nom qui lui fut donné était Isetta, c'est à dire petite ISO. Rivolta affiche l'ambition de "mettre l'Italie sur quatre roues". En 1953, le redressement économique de la Péninsule n'en est qu'à ses balbutiements et les Vespa et autres Lambretta ont encore de beaux jours. Il faudra la toute puissance de Fiat et tout le charme des petites Fiat 600 et 500 pour que les Italiens changent leurs habitudes. "L’œuf" de Rivolta ne suscita pas l’intérêt escompté en Italie. Sa production cessa en Italie en 1955.
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Iso Isetta à l'arrivée des "Mille Miglia" 1954
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Cependant, lorsque trois d’entre elles remportèrent l’index des performances des Mille Miglia, en 1954, des observateurs de BMW impressionnés par la chose firent rapport à Munich. La firme de Munich cherche alors un second souffle. La guerre a détruit non seulement la majeure partie des unités de production mais aussi laissé sous contrôle soviétique ses usines de l'est, BMW connaît un redémarrage laborieux. Si les motocyclettes trouvent rapidement des débouchés commerciaux en Allemagne et à l'exportation, les grosses berlines trop chères, totalement inadaptées à ce climat de pénurie, précipitent le groupe vers l'abîme. En 1955, la firme décide de se lancer dans le "populaire" en produisant à son compte la petite Isetta. L'Isetta permettra à BMW de se redresser. 10 000 exemplaires furent vendus la première année et plus de 150 000 le seront jusqu’en 1962, dernière année de l’Isetta. Une variante à quatre places appelée 600, avec une deuxième porte latérale existera de 1957 à 1959 et sera produite à 35 000 exemplaires.
En France c'est Velam qui la produira sous licence. À l'origine, le moteur était un deux-temps de 198 cm³ de cylindrée qui développait 9,5ch à 4750 t/mn et un mélangeur semi-automatique permettait de s'alimenter en essence ordinaire. En France et en Italie, le moteur deux-temps utilisé fut un bicylindre d'origine PUCH de 236 cm³ alors que BMW choisissait un quatre-temps de 245 cm³. La boîte avec levier au volant était à 4 vitesses. La transmission aux roues arrières était assurée par une double chaîne. En 1957, une version Velam plus luxueuse, l'Ecrin, est présentée tandis que Velam lance une Isetta carénée sur l'autodrome de Linas-Montlhéry et s'adjuge ainsi 7 records mondiaux pour la catégorie inférieure à 250 cm³.
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Isetta pour les stars -ici Gary Grant - comme pour les ménagères
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La grande particularité de l'Isetta tient dans sa porte avant, qui s'ouvre en déplacant la colonne de direction et le volant, ce système permet de se garer et de descendre du véhicule, face au trottoir, entre 2 autres voitures et dévoile les jambes des demoiselles à la montée comme à la descente. La carrosserie était en tôle d'acier en forme de goutte d'eau et de larges baies vitrées ainsi qu'un toit ouvrant. Le chassis était en tube d'acier et la voie arrière était suffisamment étroite pour se passer de différentiel.
Au-delà d'une personnalité bien à elle, l'Isetta affiche quelques défauts : une boîte de vitesses dure, un habitacle proche du four solaire pendant l'été, une direction plutôt floue et un comportement louvoyant dû à ses voies arrière étroites... Malgré tout, sur le marché allemand les commandes affluent des 1955 et son succès va grandissant, les années suivantes grâce à ses tarifs plus qu'attractifs. Proposée en France à partir de 1955, l'Isetta arrive trop tard sur ce marché par rapport à la 2cv qui coûte à peine plus chère. Alors que la version BMW continuera à être produite pour l'Allemagne, la Grande-Bretagne et les États-Unis jusqu'en 1962, la production Velam cesse en 1958. Malgré un concept extrêmement bien pensé, le prix et un moteur trop bruyant achevèrent définitivement le modèle français.
La reprise économique condamna les constructeurs de microvoitures. Le confort spartiate et les performances anémiques de l’Isetta devenaient moins supportables aux yeux des consommateurs. Avec la hausse du pouvoir d'achat, l'arrivée sur le marché de voitures d'occasion et de véhicules neufs plus accessibles, tous veulent devenir des automobilistes à part entière. l'"oeuf" Isetta, alors n'attire plus la sympathie mais les sarcasmes..
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Renz Rivolta et and Ermenegildo Preti
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L'isetta aux Mille Miglia - Clic pour zoomer |
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La marque ISO
Après l'Isetta, Iso construisit une voiture totalement différente, une GT, Iso utilisa le V8 Chevrolet Corvette à soupapes en-tête, 5,4 l, 260 ch, sur un châssis conçu par Bizzarini, cette voiture fut pourvue de freins à disque sur les 4 roues ( à l'intérieur à l'arrière), d'une suspension indépendante à l'avant à ressorts hélicoïdaux et à bras triangulaires, d'un essieu arrière De Dion, d'un différentiel à patinage limité et de roues à rayons. La boite 4 vitesses était entièrement synchronisée (en 1966, une boite automatique fut optionnelle). Sa vitesse maximum était de 230 km/h.
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A partir de 1963, l'Iso Grifo, fut présentée, un coupé GT 2 places,
équipé d 'un moteur Chevrolet 365 ou 410 ch, sa vitesse maximum était
de 260 km/h.
Ce modèle était similaire à la Strada GT 5300 fabriquée par Bizzarini.
En 1968 une version conduite intérieure 4 portes, de la Rivolta a été
lancée. En 1969 fut présentée la Lele qui succède à l'Iso Rivolta GT ;
dessinée par Bertone elle a un moteur de 335 ch et une vitesse de
pointe de 230 km/h.
À partir de 1973 la firme prépara et fit courir un certain nombre de monoplaces de Formule 1 équipées de moteur Ford-Cosworth jusqu'à ce que les difficultés économiques ajoutées à une conjoncture défavorable, aient raison de la firme
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