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Flag - 1954
A consulter sur le sujet
>> Jasper Johns un livre de Leo Castelli (lien Alapage)
>> Jasper Johns ouvrage collectif (lien Alapage)
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Jasper
Johns est né en 1930, au milieu des années 1950 il se met à utiliser
une technique gestuelle pour peindre des objets ordinaires, comme le
motif de la cible, tout en fixant aussi des objets réels directement
sur la toile. Johns prend ses distances avec la radicalité non
figurative de l’Expressionnisme abstrait et développe de nouvelles
techniques de création. Son œuvre a joué un rôle déterminant non
seulement pour la naissance du Pop Art, mais aussi pour maintes autres
innovations en peinture.
Jasper
Johns étudie à l’Université de Caroline du Sud jusqu’en 1948. Puis, il
s’installe à New York où il apprend le dessin publicitaire, avant
d’être enrôlé dans l’armée américaine. De retour en 1952, il réalise
des vitrines et travaille dans une librairie.
En
1954, a 24 ans, Jasper Johns décide de se "réinventer" en tant
qu'artiste. Il détruit tout le travail effectué jusque-là et s'engage
dans une voie nouvelle, en rupture totale avec les courants dominants
du milieu de l'art de son époque, notamment l'expressionnisme abstrait.
Ses premières peintures exécutées à la cire, matière épaisse et translucide, présentant des drapeaux, des cibles et des nombres,
sont dévoilées au public à l’occasion de sa première exposition
personnelle à la Galerie Leo Castelli de New York en 1958. Johns
n'invente pas de motif propre, il reproduit des objets, bidimensionnels
et familiers. Le contenu, la forme et le fond se confondent. En
utilisant une imagerie issue de lieux communs, "des choses que l’esprit
connaît déjà", il s’interroge sur la fonction propre de la peinture.
L'artiste passe à l'arrière plan, se distanciant, Johns dira que ses
travaux représentent des "informations". Les trvaux de La
représentation d’un même motif lui permet de pratiquer différentes
techniques de mise en relief de l’objet. Il travaille avec Robert
Rauschenberg et pratique une sorte de surréalisme avec le Junk-Art
(junk = déchet). Jasper Johns et Robert
Rauschenberg seront intégrés par Breton et Duchamp dans l’exposition
internationale du surréalisme qu’ils organisent à la galerie Daniel
Cordier, à Paris, en 1959.
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White flag 1955 - Clic pour zoomer |
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| Après
sa rencontre avec Marcel Duchamp, par le biais du compositeur John Cage
et du chorégraphe Merce Cunningham avec lesquels il collabore, il
commence, vers 1960, une série de sculptures représentant des objets
ordinaires, comme des ampoules électriques ou des boîtes de bière,
en bronze peint, afin de mettre en relief leur toute nouvelle banalité
dans le monde humain.
Simultanément, il réalise des dessins et des lithographies qui font de
lui un des maîtres contemporains dans le domaine des arts graphiques. |
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Ale 1960 - Clic pour zoomer |
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La découverte de Jasper Johns est un des événements qui contribua à installer New York comme centre mondial de l'art moderne de cette deuxième moitié du XXe siècle. Référence dont se réclament à la fois les tenants de l'art Pop et les minimalistes, Jasper Johns a bénéficié d'une reconnaissance unanime. L'étude de ses oeuvres permet de reconnaître quelques traits dominants de la réception artistique aujourd'hui.
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Target with Plaster Casts 1955
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Target with four faces 1955
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Alfabets 1956
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Green Target
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Le Pop Art
Le Pop-Art est un mouvement né au début des années 50 en Angleterre et devenu surtout américain, à partir de 1960. Le Pop Art américain est né d’initiatives individuelles. Issu du travail
de Robert Rauschenberg et Jasper
Johns, il se caractérise par un intérêt
pour les objets ordinaires, l'ironie, ainsi que par
la confiance en la puissance des images.
En réaction contre l’art abstrait, le Pop-Art réhabilite l’image, et adopte un traitement froid de la peinture sans trace d’expression individuelle.Les artistes Pop’ donnent volontiers un sens de critique sociale à leur
travail. Ils recherchent à tourner le monde en dérision comme le
faisait Marcel Duchamp au début du siècle. Car Si le Pop Art cite une culture
propre à la société de consommation, c’est sur
le mode de l’ironie, comme le donne à
entendre la définition du peintre anglais Hamilton
de sa production artistique : "Populaire,
éphémère, jetable, bon marché, produit en masse, spirituel,
sexy, plein d’astuces, fascinant et qui rapporte
gros."
La tendance Pop a dès le debut une dimension
pluridisciplinaire et internationale qui se manifeste
à travers le design italien et les architectures utopiques du groupe
Archigram issues de l’univers futuriste
de la bande dessinée.
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