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A consulter sur le sujet
>> Et Dieu.. Créa la femme DVD du film (lien Alapage)
>> Bardot une biographie de J Robinson (lien Alapage)
>> Brigitte Bardot à l'affiche Portfolio d'affiches (lien Alapage)
Article en rapport
>> Quand Bardot faisait son show en chansons
>> L'érotisme au cinéma dans les années 50
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"Et Dieu créa la femme, est celui de mes films que je préfère, celui où j’ai été le plus libre de raconter ce qui me tenait à coeur. J’attribue son succès au personnage de Brigitte, physique d’abord, puis son rôle qui lui a permis de montrer ce qu’elle avait d’angoisse, de dynamisme, de confiance, totalement libre dans son comportement sexuel. Je n’ai jamais voulu peindre la jeune fille de 1956, mais ce personnage d’exception n’aurait pu exister à une autre époque." Roger Vadim
A
Saint Tropez, la jeune, jolie et impudique orpheline Juliette fait
tourner la tête des hommes, à commencer par le riche Carradine.
Suscitant le scandale, elle est menacée d’être renvoyée dans son
orphelinat. Pour éviter son départ et sur les conseils de Carradine,
Michel se propose de l’épouser en imaginant pouvoir l’assagir. Juliette
accepte cette solution mais se sent attirée par Antoine, le frère aîné
de Michel.
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En
1956, Dieu s'associa avec le Diable - Roger Vadim - pour créer la femme
et un film où Bardot, s'habillant d'un rien et se déshabillant pour un
rien, enflammait tout sur son passage, les hommes,et l'écran. La
France s’éloigne d’une guerre mondiale, Saint-Germain-des-Prés donne le
ton de la mode. Une partie de ce beau monde, insouciant, désinvolte
descend à Saint-Trop’ Vadim est de la bande. Il est depuis dix ans
l’assistant de Marc Allégret.
Tourné
pendant l'été, Et Dieu créa la femme sort le 28 novembre dans les
salles parisiennes. Le succès est d'abord assez lent à venir :
lancé le même jour, L'Homme et l'Enfant de Raoul André, lui fait
concurrence sur des thèmes apparemment voisins, Côte d'Azur et jolies
filles. Si le film de Vadim a obtenu le renfort de Curd Jürgens, celui
d'André, auteur de treize longs métrages dont trois pour la seule année
1956, met en avant Eddie Constantine
, la vedette masculine numéro un du moment. Et face à Bardot, il abat
un autre atout maître : Juliette Gréco, la madone de
Saint-Germain-des-Prés. La critique reprochait la facilité du sujet et
le choix des acteurs, hormis Jurgens et jugeait Bardot sans indulgence,
trouvant qu’elle avait le verbe traînant et l’articulation douteuse.
Plus direct, Paul Reboux disait que B.B. avait le physique d’une
boniche et la façon de parler des illettrés. Du coup, l’exclusivité des
salles des Champs-Élysées ne dura que la moitié du temps prévu par le
contrat.
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Par
contre, les États-Unis réservèrent un accueil triomphal au film. La
"Bardot mania" que suscita le film fut d'abord un phénomène américain
avant d'être français. Passé relativement inaperçu malgré quelques
manifestations vertueuses, les violentes tentatives d'interdiction
outre-Atlantique attirèrent la curiosité du public américain qui en fit
un véritable succès. Les instances catholiques de Lake Placid tentèrent
notamment d'acheter tous les billets du cinéma exploitant et menacèrent
d'excommunication quiconque verrait le film. Les ligues de vertu se
déchaînent contre celle qu'ils appellent "la créature de Satan". A
Philadelphie, deux directeurs de salles de cinéma sont arrêtés pour
avoir projetés le film qui est même banni à Dallas.
En
france séance après séance, le film conquiert finalement son public.
les spectateurs comprennent qu' "Et Dieu créa la femme" n'entre pas
dans les catégories habituelles . Il n'a pas été tourné en studio,
comme c'est alors la règle, mais en décors naturels et en extérieurs.
Le film n'est donc pas seulement "situé" mais il transporte dans un
Saint-Tropez encore paradisiaque, proche des romans de Pagnol ou de
Giono, peu bâti, presque sans voitures, où l'autocar s'arrête au gré de
ses passagers. "Et Dieu créa la femme" ne manque ni d'élégance ni
d'habileté, et le ton assurément nouveau qui l'anime est celui d'un
homme qui avait une prescience certaine de l'évolution de la
sensibilité contemporaine. Ainsi, les tenues provocantes de Brigitte
Bardot surprirent moins les spectateurs que sa volonté de jouir sans
entraves. Faisant fi des travaux ménagers, elle imposait une nouvelle
féminité à la recherche de son plaisir, et en particulier de sa liberté
sexuelle. Les codes moraux vacillants et les censures s’assouplissant
progressivement, B.B. devient donc l’incarnation d’un rêve collectif,
la réponse à une attente non formulée d’une nouvelle génération de
consommateurs.
Bardot
n'est plus une starlette. Elle devient un mythe ou pour certains un
objet de scandale pour la sensualité sulfureuse qu'elle dégageait.
À l’Exposition Universelle de Bruxelles en 1958, le Pavillon du Vatican
avait réservé une salle aux saints, au Bien, aux miracles, alors qu’une
autre était dédiée aux méfaits du Mal, du démon, de la luxure et de
l’enfer. Dans cette dernière, une photo de B.B. dansant le mambo
endiablé de Et Dieu créa la femme représentait le vice sous toutes ses
formes. L’image et la vie de l’actrice étaient associées au scandale, à
l’immoralité, au péché de chair, au symbole de la dépravation.
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| Roger Vadim
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Roger Vadim est né à Paris en 1928. Il s’essaye à la peinture et au théâtre, avant de devenir reporter à Paris Match. Il débute au cinéma comme assistant du réalisateur Marc Allégret qui lui présente Brigitte Bardot avec laquelle il se marie. A 28 ans, avec Et Dieu créa la femme, il fait scandale mais rencontre un succès d’estime qui l’associe à la Nouvelle Vague.
En 1962, Vadim retrouve Bardot qu’il fait jouer aux côtés de Robert Hossein dans le Repos du guerrier, adapté du roman à scandale de Christiane Rochefort. L’histoire d’une jeune bourgeoise, Geneviève, qui rompt avec sa famille pour suivre son amant malgré les humiliations et les infidélités de celui-ci. aurait pu devenir le film culte d’une génération bien décidée à ne plus vivre comme ses parents. La société française se prépare à tourner la page, Vadim l’a pressenti, il n’a pas vraiment accompagné le mouvement.
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Roger Vadim tournera ensuite plusieurs films
avec des actrices qu’il épousera : Annette Stroyberg dans les Liaisons
dangereuses (avec Gérard Philipe ), Catherine Deneuve à qui il offre un
rôle dans le Vice et la vertu, d’après la Justine de Sade, transposant
le film dans un univers nazi. Vadim cherche le scandale, mais il
n’innove guère. Il fera ensuite tourner sa nouvelle épouse Jane Fonda
dans la Ronde, la Curée et Barbarella.
Sa carrière s’achève en 1983 avec Surprise Party.
Vadim ne tourne plus guère depuis 1975, il s’adonne à la pêche et
bichonne ses voitures de sport. En 1988, il refera parler de lui en
écrivant une autobiographie D’une étoile l’autre dans laquelle
il raconte ses liaisons avec Bardot et Deneuve, qui n’appréciant pas la
version des événements et l’assigneront en justice. Il meurt en 2000.
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