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Années 50: l'age d'or du "burlesque"
Arts du spectacle des années 50
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Linda Brigette "The Cupid Doll" - New-Orleans -années 50

Pour approfondir le sujet

>> Biographie et galerie photos Lily St Cyr
>> Une galerie d'images sur les stars du "burlesque"
>> Strip-tease
une histoire du strip tease de rémyfuentes (lien Alapage)
>> Le diable et la licorne roman de JP George (lien Alapage)

 

 
 
"Le strip-tease est un acte dramatique" Rita Renoir

La France de la Belle Epoque voit les mondains se bousculer au Divan Japonais, aux Folies Bergères, à l'Olympia et autres cabarets pour assister à un nouveau type de spectacle : l'effeuillage. Les spectacles de music-hall marient clowns, charmeurs de serpents, tableaux vivants, girls dans des numéros qui imitent le quotidien (le bain, la mariée, …) ou se rapprochent du cirque par l’usage de trapèzes. Le public s’enthousiasme pour ces saynètes jouées par des personnalités telles que "la belle Otero", ou Colette, qui, avant d’écrire des romans se déshabillait sur les scènes parisiennes.
 

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Colette danseuse - La Belle Otero
 
En traversant l’Atlantique, cette nouvelle mode se transforme et devient un type de spectacle typiquement américain, le "Burlesque", un théâtre sans prétention et pas cher,divertissement grand public. Le "Burlesque", n'a pour seul but que de faire rire ou d'émouvoir. Les shows des filles, qu'on appelle bientôt "strip-tease" alternent avec des numéros comiques. Buster Keaton, WC Fields ou Mae West y font leurs gammes. Le terme "strip-tease" fut introduit par les frères Minsky à New York. Les Minsky étaient des russes émigrés à Brooklyn dans les années 20, inspirés par le Moulin Rouge et Pigalle, ce sont eux qui ont amené les grands shows de Paris à New York". C'est ainsi qu'est né le "Burlesque", "Le Burlesque devait s'adresser aux plus humbles. C'est pour cela qu'il n'y avait pas d'histoire, mais des scénarios simplissimes. Une belle fille qui se déshabille, où qu'on soit, c'est le meilleur dénominateur commun !" explique Dixie Evans.
 

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Bourbon street Le club "Casino Royale" Le temple du "burlesque" - Nouvelle Orléans - années 50

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Blaze Starr à Baltimore devant le Two O'Clock Club - Lily St Cyr en couverture de People 1953
 
Les années 50 intègre le strip-tease dans la culture populaire, il fait partie du "rêve américain". Le strip-tease est, plus qu'un métier, une vocation. Cette génération de strip-teaseuses donne naissance à des superstars, comme Lili Saint-Cyr, qu'on surnommait "la beauté absolue", Blaze Starr (dont "Blaze", avec Paul Newman en 89, reprend les tumultueuses amours), Lily Christine "la Femme-Chat" ou Tempest Storm, alias "The Torso" ("Le Buste"), Jenny Lee, la reine incontestée de la Tassel Danse (rotation en sens inverse de chaque sein, Bettie Page , Dixie Evans la "Marilyn Monroe du Burlesque". Chaque star à Hollywood avait son sosie. Anita Ekberg avait sa version "hot", comme Jane Russell et même Jackie Kennedy. Age d'or de courte durée, montré du doigt par les ligues de vertu,le burlesque se déplace vers les night-clubs et les "strip joints", et perd tout son enrobage, Los Angeles ou Boston ne tardent pas à le proscrire, et les plaintes pour obscénité se multiplient jusqu’en 1955 où un sénateur maccarthiste déclarera que "le strip-tease est un art purement américain et une noble institution". Les clubs de strip rouvrent, se concurrençant sans pitié dans le registre du " toujours plus".
 

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Gypsy Rose Lee - Dixie Evans
 
horvat.jpgA voir : un reportage photographique
de Frank Horvat en 1956


"En 1956 Black Star, une agence photo- graphique de New York, me commandita un reportage sur "Paris la Nuit", pour un petit magazine masculin des États Unis: ce n'était pas une commande bien prestigieuse, mais je ne pouvais me permettre de la refuser. Mon principal problème était que les grands night-clubs ne m'autorisaient pas à photo- graphier derrière les coulisses. Je fus donc obligé de me contenter du "Sphynx", un cabaret de deuxième ordre situé rue Pigalle, dont le portier empocha mon pourboire et me fit entrer dans les loges..." Frank Horvart

>> voir le reportage
 

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Affichette de Blaze Starr- Tempest Storm alias "the Torso"
 
Tempest Storm
1951 : le strip-tease retraverse l’Atlantique, de retour en France il dédaigne les excès outranciers de son homologue américain, il trouve place dans les clubs créés pour lui, comme le Lido, le Crazy Horse Saloon ou le Casino de Paris. L’humour s’y fait plus présent (des humo- ristes comme Raymond Devos ou Fernand Raynaud interviennent entre les numéros au Crazy Horse), le strip parodie ses propres modèles et ses excès. Il sera officiellement considéré comme un art en 1955, date à laquelle ouvrira également à Paris une Académie du strip-tease. On se précipite dans les cabarets voir des jeunes femmes se déshabiller avec art, comme Rita Renoir, l'impératrice du strip français, Miss Candida, élue stripper de l'année 1955 par l'académie du strip-tease, Dodo d'hambourg et son numéro de veuve joyeuse...

Rita Renoir,étair en France la plus connue des strip-teaseuses desannées 50. Rita Renoir - qu’on appelait " la tragédienne du strip-tease " et qui, devenue comédienne, fut l’interprète d’Obaldia, d’Euripide, d’Antonioni ou de Bourgeade - affirmait que " le strip-tease est un acte dramatique ". Mais c’était aussi pour elle un acte érotique : " Quand j’ai fait un bon strip-tease, quand ça a bien marché, il s’est passé quelque chose entre le public et moi et quelque chose de vrai, quelque chose qui existe... C’était une chose directement sexuelle entre les spectateurs et moi. " Un roman "le Diable et la Licorne", de Jean-Pierre George, évoque la figure "plus que nue mais non eue", de Rita Renoir (alias LM).

La révolution sexuelle des années 60 incitera - avec la démocratisation de la pornographie - à oser toujours plus
 

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Rita Renoir - Dodo d'Hambourg
Gypsy Rose Lee Ecrivant son roman - Clic pour zoomer
 

Gypsy Rose Lee

Rose Louise Hovick est née en 1914. Sa mère était une danseuse burlesque. À 16 ans, elle décide de changer son nom pour Gypsy Rose Lee et débute une carrière de strip-teaseuse. Elle est rapidement devenue une star du burlesque. En 1936, elle s’est produite dans "The Ziegfeld Follies", le spectacle le plus populaire de l’époque. Gypsy a écrit "The G-string Murders" un roman policier qui a connu un grand succès. Elle a fondé le premier syndicat des artistes burlesques aux États-Unis en 1951

 
Lili St-Cyr - Clic pour zoomer
 

Lili St-Cyr

Lili St-Cyr, la reine du striptease, aussi appelée la reine du burlesque a débuté sa carrière aux États-Unis. C’est à partir du milieu des années 40, qu'elle tient l'affiche au Gayety à Montréal (devenu le Théâtre du Nouveau Monde). En réalité, elle s'appelait Marie Van Schaak : elle était née à Minneapolis en 1918 et ne connaissait pas un mot de français. Lili Saint-Cyr, considérée comme une des meilleures de son métier, a fait accourir des foules considérables au théâtre Gayety, ne manquant pas de s'attirer les foudres du clergé. Elle honora son titre de reine du strip-tease pendant plus de 25 ans. Elle fut l'une des vedette de Varietease (d' Irving Klaw ) aux côtés de Tempest Storm et de la mythique Betty Page. Elle a tourné quelques films de série B aux États-Unis et publié une autobiographie: "Ma vie de strip-teaseuse".



 
Lilly Christine - Clic pour zoomer
 

Lilly Christine

Lilly Christine (née en 1928) aussi connu comme "Cat Girl" (la femme chat) surnom du à sa sensualité et son agilité féline sur scène. Elle s’est produite dans avec Bert Lahr dans le spectacle "Burlesque" et avec Mike Todd's dans le "Peep Show". Elle a présenté son fameux numéro "Voodoo" dans lespectacle de Broadway "Strip for Action" en 1956. En 1956, elle a prit sa retraite de sa carrière de strip-teaseuse et a écrit son autobiographie, "Gypsy", best-seller de 1957. Elle fait une brève apparition dans Batman en 1967.
 
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Blaze Starr

Blaze Starr (née en 1932) surnommée "The Hottest Blaze in Burlesque", fut aussi célèbre pour ses amours tumultueuses avec le gouverneur de Louisiane Earl Long. Elle est engagée par le propriétaire d'une boîte de nuit, Red Snyder, qui lui révèle sa véritable vocation : strip-teaseuse. Sous le nom de scène de Blaze Starr, elle ne tarde pas à acquérir une certaine notoriété tout d'abord au Two O'clock Club à Baltimore puis, en 1959, dans un cabaret très couru de la Nouvelle-Orléans The Sho-Bar. Elle était réputée pour ses trouvailles scéniques. Elle avait par exemple appris à une panthère à la déshabiller. Deux des numéros de Blaze Starr figurent dans le film d'Irving Klaw "Buxom Beautase (1956).
 
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Linda Brigette

Linda Brigette (née en 1939) connue aussi sous le surnom de "Cupide Doll" était la fille d'un métayer de Louisiane. Mariée à 13 ans.Elle débute dans le strip-tease en 1957. A la fin des années 50 elle se produit à la Nouvelle Orléans au "Gunga Den", elle remplaça Lilly Christine au "500 Club" au milieu des années 60. En 1966 un procès pour "obscénité" la ruina.
 
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Dixie Evans

Dixie Evans, "Marilyn Monroe du Burlesque", commence comme "cigarette girl" au milieu des années 40. "j'ai commencé par vendre des cigarettes, puis je suis devenue pin-up, à 25 dollars de l'heure!". Dix ans plus tard, Dixie est la nouvelle star du Burlesque. Elle a une Cadillac Rose, et sort avec l'ex de Marilyn, le champion de base-ball Joe Di Maggio. "C'est Frank Sinatra qui me l'a présenté. Il avait vu mon nom écrit sur des avions à New York !". Quelque part entre Los Angeles et Las Vegas elle a créé un musée consacré au "burlesque". Chaque année, l’Exotic World Burlesque Muséum organise une compétition où viennent se joindre également des danseuses du Nouveau Burlesque.