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Jim Flora, illustrateur d'une star déchue : la pochette de disque
 
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Pour approfondir le sujet :
>> Curiously Sinister Art Of Jim Flora
de Irwin Chusid en anglais (lien Alapage)
>> Jim Flora site en anglais

 
180px-FloraPortrait.jpgLe phonographe fut inventé en 1877, le juke box en 1935 et le 33 tours en 1948. La pochette de disque illustrée n'attendit pas ce dernier pour naître sous les doigts du dessinateur et graphiste Alex Steinweiss en 1939. Vint ensuite Jim Flora et ses clins d'œil à Miro ou Paul Klee... Jim Flora, illustrateur américain travailla essentiellement dans les années 1940-1950. Son style influenca de nombreux graphistes.

Il obtient son diplôme en 1939 à l'Académie des Arts de Cincinnati, et débuta son activité d'illustrateur. Recruté en 1942 par Columbia pour prendre en charge l'édition des pochettes il devient directeur artistique en 1943, embauchant lui-même de nouveaux talents de l'illustration, tels que Robert Jones, Jim amos et Sydney Butchkes.Ses pochettes représentant des caricatures de Kid Ory, Bix Beiderbecke ou Gene Krupa sont restées célèbres. Le graphisme de Flora évoque une joie de vivre, une insouciance et le jazz festif propre au Jazz Hot des années 20 et au swing de la belle époque. Après avoir quitté Columbia, Il travaillera dans les années 50 pour RCA et continuera à dessiner ses pochettes toujours dans un style proche de la bande dessinée insufflant à ses compositions un réel sens du mouvement et une vivacité due à une savante utilisation des couleurs, il réunit à la perfection le sens de la couleur et de l'à-plat, le cocasse cubiste, la déconstruction des corps, et le mouvement sautillant des premiers cartoons. Mais derrière ce style et ludique, il y a aussi une face plus sombre, qui s'exprimait dans ses travaux personnels où Jim Flora faisait volontiers du macabre.
 
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Il quitte le label en 1950 et s'installe au Mexique, à Taxco, pour se consacrer à la peinture. Il est un des premiers admirateurs d'artistes mexicains, tels que Diego Rivera (l'amant de Frida Kahlo), Orozoco, Siquerios et Taymayo. De retour chez lui à Rowayton, dans le Connecticut il illustre les pages du magazine Fortune, et donn durant cette période, entre 1954 et 1956, pour RCA Victor, plusieurs de ses plus belles pochettes de disques, avant qu'il n'exerce son art pour des livres d'enfants.
 
 
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