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Ecole d'Hunstanton
Pour approfondir le sujet
>> Peter Smithson de C Spellman et k Unglaug, en anglais (lien Alapage)
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"C'est un respect des matériaux - une manifestation de l'affinité qui peut être établie entre le bâtiment et l'homme - qui est à la base de ce qui est nommé le New Brutalism. On a suggéré que l'école de Hunstanton, qui doit probablement plus à l'architecture japonaise qu'à Mies, est la première réalisation du New Brutalism en Angleterre. (...) Ce qui est nouveau avec le New Brutalism, par rapport aux autres mouvements, c'est qu'il trouve ses plus grandes affinités, non pas avec un style architectural du passé, mais dans des formes d'habitat vernaculaire. Il n'a rien à voir avec l'habileté. Nous concevons l'architecture comme le résultat d'une façon de vivre." Alison et Peter Smithson, “The New Brutalism”, ArchitecturalDesign, janvier 1955
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Crown Hall, Illinois Institute of Technology, Chicago, by Ludwig Mies van der Rohe, 1952–56 |
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Le terme de brutalisme apparaît au début des années 50 dans les milieux
suédois et britannique, pour désigner d’une manière générale une
architecture de forme pure, à l’exemple des œuvres de Ludwig Mies van
der Rohe aux USA, comme les bâtiments de l’Institut de Technologie de
l’Illinois (IIT) à Chicago. En
1953, l’architecte anglais Peter Smithson s’empare du terme, et
proclame dans un article paru dans l’Architectural Design, l’avènement
du "New Brutalism".
Alison Gill et Peter Smithson se sont rencontrés à l’école d’architecture de l’université de Durham de Newcastle. Ils se marient en 1949. Diplômés, ils travaillent pour une courte période pour la municipalité londonienne. Ils créent leur agence suite au concours gagné de l’école secondaire de Hunstanton. L’école secondaire d’Hunstanton dans le Norfolk,
achevée en 1954, par Peter et Alison Smithson, sera le manifeste
construit du "New Brutalism". Il se caractérise par une architecture
rationnelle, dont l’ossature des cadres métalliques pressoudés est
calculée dans le but de la plus grande économie. L’assemblage des
matériaux se fait avec modestie, sans effet dramatique, laissant aux
matières brutes leur force d’expression : les briques sont laissées
apparentes, à l’intérieur comme à l’extérieur, les canalisations et
fils électriques sont montrés également, le béton laissé brut. La
rigueur de la structure et la transparence des façades s’associent à
une symétrie et une grande régularité du plan, selon un mode de
composition très classique.
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Ecole d'Hunstanton le hall
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En 1953, Alison et Peter Smithson deviennent membres du CIAM britanique , le MARS (Modern
Architecture Research group) et sont les plus jeunes participants à la
conférence CIAM de Aix en Provence (1953) aux côtés de Jaap Bakema,
Aldo van Eyck, Georges Candilis. Cette nouvelle génération
d’architectes se regroupe à travers le team Ten. Le principal travail
des Smithsons est surtout d’ordre théorique, qu’ils transmettent à
travers livres et revues mais aussi de projets expérimentaux sur la
cellule d’habitat à l’instar de the House of the Future (mars 1956). Les principales réflexions des Smithson étaient essentiellement
orientés sur l’urbanisme et l’habitat avec un regard constant sur la
société contemporaine. A travers le cercle intellectuel l’Independent Group ils participérent au mouvement du Pop
Art anglais. Son identité se construit autour du cercle intellectuel
l’Independent Group. Constitué, en outre des Smithson, des peintres
Eduardo Paolozzi et Richard Hamilton,du critique d’art Lawrence
Alloway, l’IG a essentiellement centré sa recherche théorique sur la
technologie, d’où la référence récurrente du Pop Art anglais à la
science-fiction.
Alison et Peter Smithson projètent et construisent la House of the Future pour l’exposition Daily Mail Ideal Home. La proposition consistait en un modèle à échelle réelle, que l’on pouvait visiter.La maison du futur, construite en plastique et fibre de verre, avait la forme d’une maison-patio au périmètre rectangulaire, ce qui aurait permis de la construire en série et de l’assembler. Les différentes zones de la maison s’organisaient autour d’un patio pour que l’espace intérieur soit pourvu d’une fluidité semblable à celle des différents compartiments des cavernes habitées; chaque chambre avait une taille, une surface et une hauteur différente. Les murs, plafonds et sols étaient modelés comme une surface ininterrompue, formant une continuité tout en différenciant chaque partie de la maison.
Au plus fort de sa popularité, le brutalisme était associé à une idéologie utopique défendue par ses promoteurs, notamment Peter et Alison Smithson. L'échec des projets d'implantation de communautés fonctionnelles dans certains ensembles brutalistes, peut-être en raison de la détérioration des conditions de vie urbaine après la Seconde Guerre mondiale (notamment en Grande-Bretagne), ont jeté le discrédit et sur l'idéologie et sur le style architectural qui l'incarnait.
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brutalisme des Smithson n’est pas éloigné du concept structural et
spatial qui en 1953 avait régi la construction par l’américain Louis
Kahn du bâtiment de l’Art Center de l’université Yale à New Haven
(Connecticut, États-Unis). Il impose moins un nouveau style
d’architecture qu’une nouvelle manière de résoudre les problèmes de
construction. Pour de nombreux critiques et architectes, le brutalisme
en tant que style est né en 1956 au moment où Le Corbusier achevait les
maisons Jaoul à Neuilly. Ces petits immeubles de gros béton armé et de
brique devinrent en effet la principale source d’inspiration d’un
courant brutaliste dont l’anglais James Frazer Stirling fut considéré
comme le chef de file (ensemble résidentiel de Ham Common, Londres,
1958). |
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Univeristy Art Galerie (a gauche en construction 1953) Louis Kahn
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